Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents – Comment créer, gérer et protéger votre entreprise ?

Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents : maîtrisez les règles clés pour créer et gérer une entreprise en toute conformité.
Droit des affaires aux États-Unis

Table des matières

Le droit des affaires aux États-Unis pour entrepreneurs non-résidents, aussi appelé “business law” ou “droit commercial américain”, désigne l’ensemble des règles et réglementations régissant la création, la gestion et le développement d’entreprises sur le territoire américain. Comprendre ce cadre juridique est crucial pour tout entrepreneur étranger qui souhaite s’établir ou investir aux États-Unis. Pour cause, il couvre la forme juridique de l’entreprise, les obligations fiscales, la protection de la propriété intellectuelle et la conformité réglementaire. Cela est d’autant plus important pour les étrangers non-résidents, qui doivent naviguer dans un environnement légal différent de leur pays d’origine, afin de sécuriser leurs activités et d’optimiser leur croissance.

Plusieurs dimensions fondamentales se dégagent autour du droit des affaires américain : la sélection du statut juridique (LLC, Corporation, etc.), 

  • la fiscalité internationale américaine (imposition des revenus étrangers, traités bilatéraux),
  • la compliance (obligations de reporting, licences et permis), 
  • la protection de la propriété intellectuelle (marques, brevets, droits d’auteur). 

Chacune de ces composantes guidera notre réflexion et assurera une compréhension complète des enjeux légaux pour les entrepreneurs étrangers non-résidents aux États-Unis.

Selon un récent rapport de l’U.S. Department of Commerce, les investisseurs et entrepreneurs étrangers représentent une part croissante des investissements directs aux États-Unis, totalisant plusieurs centaines de milliards de dollars chaque année. Cela souligne l’importance de maîtriser les bases du droit des affaires américain et de recourir aux services d’avocats spécialisés pour assurer la conformité et la pérennité des projets entrepreneuriaux aux USA.

Que vous envisagiez de lancer une LLC ou d’ouvrir une Corporation pour attirer des investisseurs, ce guide répondra à l’ensemble de vos questions sur le droit des affaires aux États-Unis pour les entrepreneurs étrangers non-résidents. 

Nous allons explorer en détail :

  • Les principaux types de statuts juridiques disponibles pour les non-résidents.
  • Les obligations légales et fiscales à connaître pour implanter une société aux États-Unis.
  • Les bonnes pratiques pour assurer la conformité et protéger sa propriété intellectuelle.
  • Des conseils pratiques sur la gestion quotidienne de votre entreprise et les ressources spécialisées pour réussir votre implantation.

Cette feuille de route vous donnera une vision claire de l’ensemble des démarches à effectuer et des points de vigilance à garder à l’esprit pour établir et développer votre activité aux États-Unis en toute quiétude. Toutefois, cet article est fourni à titre informatif uniquement. Nous vous recommandons de consulter des professionnels qualifiés pour recevoir des conseils personnalisés et spécifiques à votre situation afin de garantir le respect des exigences légales.

Quelles sont les bases du droit des affaires aux États-Unis pour un entrepreneur non-résident ?

Le droit des affaires aux États-Unis pour un entrepreneur étranger non-résident est basé sur trois piliers. Ce sont : 

  1. le choix d’une forme juridique appropriée, 
  2. la compréhension des obligations fiscales imposées par l’IRS (Internal Revenue Service),
  3. la conformité aux réglementations fédérales, étatiques et parfois locales. 

Ces fondements forment le cadre légal avec lequel vous pourrez créer, gérer et développer votre entreprise sans compromettre votre sécurité juridique ou votre rentabilité.

Le statut juridique : premier socle de votre implantation

Choisir une forme juridique adaptée (LLC, Corporation, etc.) est la première étape pour tout entrepreneur étranger qui souhaite opérer aux États-Unis. Une Limited Liability Company (LLC) est l’option qui offre le plus de flexibilité en matière de répartition des bénéfices et de formalités administratives. La C-Corporation est plus indiquée si vous prévoyez d’attirer des investisseurs ou d’émettre des actions

Le plus important est de peser le niveau de protection d’actifs, de responsabilité personnelle et de coûts de constitution pour chaque forme juridique avant de prendre une décision.

Les obligations fiscales : comprendre l’imposition pour les non-résidents

La fiscalité américaine pour les non-résidents implique généralement l’obtention d’un Employer Identification Number (EIN) et la déclaration de tout revenu généré sur le sol américain. Selon le statut choisi, vous serez soumis soit à une imposition sur les bénéfices au niveau de la société (C-Corporation), soit à un régime de “pass-through taxation” (LLC, S-Corporation) où les bénéfices sont reportés directement sur la déclaration d’impôt des associés. 

Les traités fiscaux bilatéraux, lorsqu’ils existent, peuvent également offrir des opportunités de réduction de la double imposition. Selon le U.S. Department of Commerce, plus de 30% des nouvelles entités créées par des étrangers bénéficient de ces traités. Ce constat souligne l’importance de bien étudier les conventions applicables à votre pays.

La conformité et les licences : un engagement continu

Au-delà de la création de l’entreprise, maintenir une bonne conformité réglementaire est crucial. Les obligations de reporting varient d’un État à l’autre : renouvellement de licences, rapports annuels, paiement de frais d’État, etc. Un oubli peut entraîner des pénalités financières ou la révocation du statut légal de la société. Pour sécuriser votre activité, prévoyez le recours aux services d’avocats spécialisés en droit des affaires US. Envisagez également la souscription à des plateformes d’accompagnement comme Doola ou ZenBusiness, qui offrent des services spécifiques aux entrepreneurs étrangers.

Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents - Obligations réglementaires

En résumé, la compréhension des bases du droit des affaires américain, de la structure juridique, du régime fiscal et de la conformité, constitue la pierre angulaire pour toute implantation réussie aux États-Unis lorsque l’on est entrepreneur étranger non-résident. Dans la suite, nous examinerons plus en détail les différents types de formes juridiques (LLC, Corporation, etc.) afin de déterminer laquelle répond le mieux à vos objectifs et à votre profil d’investisseur étranger.

Quels types de structures juridiques sont disponibles pour un non-résident ?

Les étrangers non-résidents qui souhaitent créer une entreprise aux États-Unis ont principalement accès à la Limited Liability Company (LLC) et à la Corporation (C-Corp). Chacune offre des avantages spécifiques en matière de responsabilité, de fiscalité et de facilité de gestion. Comprendre ces différentes options est donc essentiel, car le choix de la structure juridique peut influencer l’imposition, la protection des actifs et la flexibilité de fonctionnement.

LLC (Limited Liability Company)

La LLC est considérée comme la forme juridique la plus flexible pour un entrepreneur étranger non-résident aux États-Unis. Elle offre :

  • Une protection de responsabilité limitée, séparant les actifs de l’entreprise de ceux des associés.
  • Une imposition au niveau individuel (pass-through taxation), ce qui évite la double imposition des bénéfices.
  • Des formalités administratives réduites par rapport à une Corporation, bien qu’il soit nécessaire de respecter les exigences annuelles de l’État d’enregistrement (rapport annuel, renouvellement de licences).

Selon l’U.S. Small Business Administration (SBA), la LLC est la forme la plus prisée par les entrepreneurs étrangers non-résidents aux USA. Cela en raison de sa simplicité de création et de sa flexibilité en matière de gestion des revenus. De plus, les restrictions qui peuvent s’appliquer aux non-résidents étrangers qui souhaitent bénéficier du statut de S-Corp rendent la LLC encore plus accessible.

C-Corporation

La C-Corporation, souvent abrégée en C-Corp, est la forme privilégiée pour les entreprises qui visent une forte croissance ou qui souhaitent lever des capitaux auprès d’investisseurs. Parmi ses caractéristiques :

  • Une responsabilité limitée pour les actionnaires.
  • Une possibilité d’émettre des actions à un nombre illimité de détenteurs, facilitant la levée de fonds.
  • Une double imposition (les bénéfices sont imposés au niveau de la société, puis les dividendes le sont au niveau des actionnaires).

Malgré l’inconvénient de la double imposition, la C-Corp reste un choix populaire auprès des investisseurs et des business angels, notamment pour les startups technologiques. Les étrangers non-résidents peuvent alors parfaitement constituer une C-Corp, à condition de respecter les obligations légales et de désigner un Registered Agent dans l’État de création. 

Autres structures possibles

  • S-Corporation : réservée aux citoyens américains et résidents permanents (détenteurs de la Green Card). Les actionnaires étrangers non-résidents ne peuvent généralement pas détenir d’actions dans une S-Corp.
  • Partnerships (générales ou limitées) : peu courantes pour les étrangers du fait d’une responsabilité illimitée (dans le cas d’une General Partnership) et d’obligations fiscales complexes.

Ce tableau récapitule les points à connaître pour bien choisir le statut juridique de votre entreprise basée aux États-Unis :

Structure juridiqueResponsabilitéImpositionRemarques
LLC (Limited Liability Company)Responsabilité limitée, séparant les actifs de l’entreprise de ceux des associésImposition au niveau individuel (pass-through taxation)Formalités administratives réduites. Prisée par les entrepreneurs étrangers non-résidents pour sa flexibilité  
C-CorporationResponsabilité limitée pour les actionnairesDouble imposition (société et actionnaires)Populaire auprès des investisseurs et des business angels.
S-CorporationResponsabilité limitée pour les actionnairesImpôt sur le revenuRéservée aux citoyens américains et résidents permanents.
Partnership (générales ou limitées)Responsabilité illimitée (dans le cas d’une General Partnership)Obligations fiscales complexesPeu courantes pour les étrangers en raison des obligations fiscales complexes

En définitive, le choix entre LLC, C-Corp et d’autres formes juridiques dépendra de votre stratégie d’investissement, de vos besoins en financement et de votre profil fiscal. Les étrangers non-résidents doivent soigneusement évaluer leur situation et, surtout, consulter un avocat spécialisé en droit des affaires aux États-Unis ou un service de création d’entreprise pour prendre une décision éclairée. Dans la prochaine partie, nous aborderons plus en détail les principales obligations légales et réglementaires à connaître pour lancer et gérer votre activité en toute conformité.

Quelles sont les principales obligations légales et réglementaires pour créer une entreprise aux États-Unis en tant que non-résident ?

Les principales obligations légales et réglementaires pour créer une entreprise aux États-Unis en tant que non-résident étranger incluent le choix d’un État d’immatriculation, la désignation d’un Registered Agent, l’obtention d’un EIN (Employer Identification Number) auprès de l’IRS et la conformité aux obligations annuelles spécifiques à chaque État. Pour les entrepreneurs étrangers, il est important de connaître ces formalités afin de garantir la validité de leur entité, d’éviter les pénalités financières et de faciliter l’ouverture de comptes bancaires professionnels.

Choix de l’État d’incorporation

La première étape consiste à sélectionner l’État dans lequel vous allez enregistrer votre société. Parmi les choix populaires se trouvent le Wyoming, qui est réputé pour sa flexibilité et son régime fiscal avantageux. Cependant, la décision du lieu d’incorporation aux États-Unis doit également tenir compte de votre secteur d’activité. À cela s’ajoute l’éventuelle nécessité de s’enregistrer dans l’État où vous exercerez réellement vos opérations.

Désignation d’un Registered Agent

Pour être conforme aux règles américaines, toute société doit désigner un Registered Agent domicilié dans l’État d’enregistrement. Ce mandataire légal reçoit et traite les documents officiels (assignations, courrier gouvernemental) au nom de l’entreprise. Les entrepreneurs étrangers non-résidents peuvent recourir à des agences spécialisées ou à des plateformes spécialisées (ZenBusiness, Doola, etc.)  pour remplir cette fonction. Cette démarche assure ainsi une gestion fluide des formalités.

Obtenir un EIN (Employer Identification Number)

Délivré par l’IRS (Internal Revenue Service), l’EIN est l’équivalent du numéro SIRET en France. Il permet de déclarer vos impôts, d’ouvrir un compte bancaire professionnel et de respecter les exigences en matière de paie et de taxes si vous embauchez du personnel. De plus, l’EIN est requis pour établir des relations commerciales avec des fournisseurs ou des partenaires américains. Gage de légalité, ce numéro renforce ainsi la crédibilité et la légitimité de votre entreprise sur le marché américain. 

La majorité des entrepreneurs étrangers créant une société aux États-Unis demandent leur EIN dans les 30 jours suivant la constitution de la société (source : U.S. Department of Commerce).

Respect des obligations annuelles

Chaque État impose des obligations annuelles, telles que le dépôt de rapports (Annual Reports), le paiement de frais de franchise ou le renouvellement de licences. À titre d’exemple, le Delaware requiert un rapport annuel et une “Franchise Tax”, tandis que le Wyoming réclame des frais de renouvellement basés sur la valeur des actifs de la société. Négliger ces obligations peut entraîner des pénalités, voire la radiation de l’entreprise.

Licences et permis spécifiques

Enfin, certaines activités, telles que la restauration, le commerce en ligne ou les services financiers, exigent des licences ou permis additionnels aux niveaux fédéral, étatique ou local. Il est donc recommandé de vérifier auprès des autorités compétentes ou d’un avocat spécialisé en droit américain si votre secteur requiert des accréditations particulières.

Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents - Étapes pour créer une entreprise

En définitive, se soumettre à ces obligations légales et réglementaires, du choix de l’État d’incorporation jusqu’au respect des formalités annuelles, constitue la base d’une implantation réussie aux États-Unis pour un non-résident étranger. Dans la suite, nous aborderons de manière plus approfondie comment les lois américaines en matière de fiscalité s’appliquent aux entrepreneurs étrangers non-résidents. Cet aspect est crucial pour assurer la rentabilité et la pérennité de votre projet.

Comment les lois américaines en matière de fiscalité s’appliquent-elles aux entrepreneurs étrangers non-résidents ?

Les lois fiscales américaines s’appliquent aux entrepreneurs étrangers principalement en fonction de la forme juridique de leur entreprise et des revenus générés aux États-Unis. En tant que non-résidents, ils doivent comprendre les différents mécanismes fiscaux américains, tels que la taxation des sociétés, les obligations de déclaration de revenus et les règles liées à la double imposition. La compréhension des traités fiscaux internationaux peut influencer l’imposition.

La taxation des sociétés aux États-Unis

Les non-résidents étrangers qui créent une entreprise aux États-Unis sont soumis à l‘impôt sur les sociétés américaines. Selon la structure choisie, les obligations fiscales varient :

  • C-Corp : Les sociétés C-Corp sont imposées directement au niveau de l’entreprise, au taux fédéral standard de 21%, avant que les actionnaires ne soient également taxés sur les dividendes reçus (double imposition).
  • LLC : Ces sociétés bénéficient d’une imposition “pass-through”, où les bénéfices sont transférés directement aux membres, qui déclarent les revenus sur leur déclaration d’impôt personnelle et évitent ainsi la double imposition. Toutefois, si l’entreprise choisit d’être traitée comme une corporation, elle sera soumise à l’impôt sur les sociétés.

 

Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents - Régimes fiscaux

La déclaration des revenus et les obligations fiscales

Tous les entrepreneurs non-résidents doivent soumettre des déclarations fiscales fédérales, même s’ils ne sont pas citoyens américains. Il faut savoir que, selon les revenus générés aux États-Unis, un non-résident devra remplir le Formulaire 1040-NR ou le Formulaire 1120 pour une entreprise imposée comme une société C-Corp. Avant de remplir un formulaire, il est important de bien comprendre les règles régissant la fiscalité internationale américaine, notamment la répartition des revenus étrangers et les éventuelles exonérations.

La double imposition et les traitements fiscaux internationaux

Les entrepreneurs étrangers non-résidents doivent faire face à la question de la double imposition. Ils peuvent, en effet, être soumis à des taxes à la fois dans leur pays d’origine et aux États-Unis. Cependant, les États-Unis ont signé des traités fiscaux avec de nombreux pays pour éviter cette double imposition. Ces accords permettent, en général, de réduire ou d’éliminer les taxes sur certains revenus, ou d’offrir des crédits d’impôt pour compenser les taxes payées dans un autre pays. Pour les non-résidents sur le territoire américain, il est donc indispensable de consulter un fiscaliste afin de comprendre les implications spécifiques de ces traités et de maximiser les avantages fiscaux.

Autres impôts et taxes

  • Taxe de vente : Les États-Unis imposent une taxe de vente (sales tax) sur certains biens et services. Le montant varie d’un État à l’autre, et dans certains cas, les entreprises doivent s’enregistrer et collecter cette taxe si elles vendent des produits ou services dans un État donné.
  • Impôt sur les dividendes : Si un entrepreneur étranger non-résident reçoit des dividendes d’une société américaine, il peut être soumis à un impôt de 30% sur ces revenus, bien que ce taux puisse être réduit par des conventions fiscales. À titre d’exemple, en vertu des accords fiscaux entre la France et les États-Unis, ce taux peut être réduit à 15% pour les français éligibles.

Pour résumer, les lois fiscales américaines imposent une série de règles complexes aux entrepreneurs étrangers non-résidents. Que ce soit pour choisir la bonne structure d’entreprise ou pour naviguer dans les obligations de déclaration fiscale, il est indispensable de bien comprendre ces régulations. Une planification fiscale méticuleuse vous évitera les pièges de la double imposition et vous fera profiter des conventions fiscales internationales. Dans la prochaine section, nous explorerons en détail les différences majeures entre le droit des affaires français et le droit des affaires américain

Quelles sont les différences majeures entre le droit des affaires français et le droit des affaires américain ?

Les différences majeures entre le droit des affaires français et le droit des affaires américain résident principalement dans l’origine des règles (droit civil vs. common law), la flexibilité des structures juridiques et les modalités de règlement des litiges. Ces aspects impactent directement les entrepreneurs étrangers non-résidents souhaitant implanter ou développer une activité aux États-Unis.

Droit civil vs. common law

En France, le droit civil repose sur des codes et des lois écrites qui encadrent la plupart des situations. Aux États-Unis, c’est la common law qui prévaut, laissant une place considérable à la jurisprudence. Concrètement, la jurisprudence américaine peut conduire à des interprétations parfois plus larges ou plus évolutives. Elle influence la manière dont les juges tranchent les litiges commerciaux. Pour un étranger non-résident, s’adapter à cet environnement implique de recourir à un juriste local afin de naviguer dans un système où les précédents judiciaires jouent un rôle déterminant.

Flexibilité des structures juridiques

En France, la création d’entreprise s’inscrit dans des formes prédéfinies (SARL, SAS, SA, etc.) aux règles relativement standardisées. Tandis qu’aux États-Unis, la création d’entreprise telle que la LLC offre une flexibilité appréciable en termes d’organisation interne, de répartition des bénéfices ou de fiscalité. La C-Corp, quant à elle, permet l’émission d’actions sans limite. Cependant, chaque État américain propose ses propres spécificités légales et fiscales, ce qui invite l’entrepreneur étranger à comparer les régimes avant de s’immatriculer.

Procédures et litiges

Si les procédures judiciaires en France tendent à être plus codifiées et centralisées, les États-Unis se distinguent par leur culture du litige et des dommages-intérêts souvent élevés. Les class actions (actions collectives) sont un exemple emblématique de la common law américaine. L’entrepreneur étranger non-résident devra prendre en compte ces risques et souscrire des assurances adaptées (responsabilité civile, erreurs et omissions, etc.). Selon l’American Bar Association (organisation professionnelle des avocats et juristes aux USA), 70% des litiges commerciaux aux États-Unis se résolvent via un accord amiable, mais les frais d’avocat peuvent rapidement grimper si un procès s’engage.

Normes et réglementations sectorielles

Enfin, les réglementations américaines varient considérablement d’un État à l’autre, alors qu’en France, elles sont unifiées au niveau national. Que ce soit pour la distribution de produits, la protection des consommateurs ou la fiscalité locale, le non-résident étranger doit naviguer dans une mosaïque de règles potentiellement plus complexes que dans le système de l’Hexagone.

Ce tableau montre les principales différences entre le droit des affaires américain et le droit des affaires français :

AspectsDroit des affaires françaisDroit des affaires américain
Origine des règlesBasé sur le droit civil avec des codes et des lois écritesBasé sur la common law avec une importance significative de la jurisprudence
Flexibilité des structures juridiquesStructures d’entreprise prédéfinies telles que SARL, SAS, SA, avec des règles relativement standardiséesLLC et C-Corporation offrent une flexibilité accrue en termes d’organisation, de répartition des bénéfices et de fiscalité
Procédures et litigesProcédures plus codifiées et centraliséesCulture du litige, class actions (actions collectives), frais d’avocat élevés, 70% des litiges commerciaux se résolvent par accord amiable
Normes et réglementations sectoriellesRéglementations souvent unifiées au niveau nationalVariabilité des réglementations d’un État à l’autre, mosaïque de règles pour la distribution de produits, la protection des consommateurs et la fiscalité locale

En bref, les divergences structurelles entre le droit civil français et la common law américaine, la flexibilité des entités aux États-Unis ainsi que la culture du litige constituent des facteurs clés à prendre en compte pour tout entrepreneur étranger non-résident. La prochaine section porte sur une question cruciale : comment protéger sa propriété intellectuelle aux USA et sécuriser ses innovations et sa marque sur le marché américain.

Comment protéger sa propriété intellectuelle aux États-Unis en tant que non-résident ?

Protéger sa propriété intellectuelle aux États-Unis en tant qu’entrepreneur étranger non-résident nécessite de comprendre les systèmes légaux et les démarches spécifiques liées aux marques, brevets et droits d’auteur. La protection des actifs immatériels est, en effet, un enjeu crucial pour les entrepreneurs non-américains, car elle garantit l’exclusivité de leur innovation et protège contre les contrefaçons sur un marché extrêmement concurrentiel où l’exclusivité peut devenir un atout stratégique majeur.

La protection des marques (Trademarks)

Aux États-Unis, les marques sont protégées par l’U.S. Patent and Trademark Office (USPTO). Pour enregistrer une marque, un non-résident doit suivre les étapes suivantes :

  • Recherche de disponibilité : vérifier qu’aucune marque similaire n’est déjà enregistrée.
  • Dépôt de la demande : soumettre une demande d’enregistrement via le site de l’USPTO. Entièrement en ligne, la procédure implique de fournir des informations détaillées sur la marque et son utilisation.
  • Défendre sa marque : une fois enregistrée, la protection de la marque dure 10 ans, mais elle doit être renouvelée à la fin de cette période. Les propriétaires doivent également signaler l’utilisation active de la marque pour maintenir son statut.

Les entrepreneurs étrangers non-résidents bénéficient de la possibilité de déposer une marque sans être physiquement présents dans le pays. Ils doivent, toutefois, désigner un représentant local pour gérer la demande. En 2021, l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO) a traité plus de 600 000 demandes de marques. Ce chiffre montre l’importance de la protection de la propriété intellectuelle aux USA.

La protection des brevets

Les brevets aux États-Unis sont gérés par l’USPTO et peuvent être obtenus pour des nouvelles inventions, utiles et non évidentes. Les non-résidents étrangers doivent ainsi respecter certaines formalités pour protéger leur invention :

  • Demande de brevet : Un entrepreneur étranger non-résident peut soumettre une demande en ligne via le site de l’USPTO, mais il doit fournir une adresse américaine ou engager un avocat spécialisé.
  • Types de brevets : Il existe plusieurs types de brevets, notamment les brevets d’invention, les brevets de modèle utilitaire et les brevets de conception.
  • Durée de protection : Un brevet est valide pendant 20 ans pour un brevet d’invention et 14 ans pour un brevet de conception.

Les étrangers non-résidents doivent déposer une demande de brevet dès que l’invention est prête, car une divulgation publique avant le dépôt peut nuire à la validité du brevet.

La protection des droits d’auteur

Les droits d’auteur sont automatiquement accordés dès qu’une œuvre originale est créée et fixée sur un support tangible aux États-Unis, sans qu’il soit nécessaire de procéder à un enregistrement auprès de l’U.S. Copyright Office. Toutefois, pour bénéficier de la protection légale et pouvoir intenter une action en justice en cas de violation, il est conseillé de procéder à l’enregistrement de l’œuvre.

  • Dépôt d’enregistrement : Bien qu’il ne soit pas obligatoire, l’enregistrement officiel permet de revendiquer un droit d’auteur et de bénéficier de certains avantages, notamment la possibilité de demander des dommages-intérêts en cas de violation.
  • Durée de protection : Les droits d’auteur durent généralement la vie de l’auteur plus 70 ans. Dans le cas des œuvres créées par des entités juridiques, la protection dure 95 ans à partir de la publication ou 120 ans à partir de la création, selon ce qui est le plus court.

Conseils supplémentaires pour les non-résidents

  • Représentation légale : Les étrangers non-résidents doivent souvent engager un avocat ou un agent de propriété intellectuelle américain pour faciliter les démarches et respecter les exigences locales.
  • Recours en cas de violation : Les entrepreneurs non-résidents doivent être prêts à faire appliquer leurs droits en cas de violation, que ce soit en déposant une plainte auprès de l’USPTO ou en intentant une action en justice. La Digital Millennium Copyright Act (DMCA) est également un outil puissant pour les violations en ligne.
Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents - Démarches pour protéger une marque.

En résumé, la protection de la propriété intellectuelle aux États-Unis est essentielle pour sécuriser vos innovations et garantir l’exclusivité de votre marque. En tant qu’entrepreneur étranger non-résident, il est primordial de bien comprendre le processus d’enregistrement des marques, brevets et droits d’auteur ainsi que la nécessité de respecter les obligations spécifiques des États-Unis. Nous allons poursuivre, à présent, avec les démarches et les coûts à prévoir pour la constitution d’une société aux USA par un étranger non-résident.

Quelles sont les étapes et les coûts associés à la constitution d’une société aux États-Unis pour un entrepreneur étranger non-résident ?

Les étapes et les coûts de constitution d’une société aux États-Unis pour un entrepreneur étranger impliquent principalement la sélection de l’État d’enregistrement, le choix de la forme juridique (LLC ou C-Corporation), l’obtention d’un EIN auprès de l’IRS et la prise en compte des frais de dépôt et de maintien de l’entreprise. Ces facteurs, inhérents à la réussite de votre implantation, doivent être anticipés afin de respecter la législation américaine et d’optimiser vos ressources financières.

Choisir l’État d’Enregistrement

La première étape consiste à sélectionner un État où enregistrer votre entreprise.

  • Wyoming : populaire pour ses coûts de maintenance peu élevés et ses exigences administratives allégées.
  • Nevada : reconnu pour son régime fiscal avantageux, bien que moins prisé que le Delaware pour les grandes entreprises.

Le coût initial d’enregistrement varie généralement de 50 USD à 300 USD selon l’État, sans compter les frais de service si vous passez par une plateforme d’incorporation ou un avocat.

Sélection de la Structure Juridique

Les entrepreneurs étrangers non-résidents optent habituellement pour une LLC (Limited Liability Company) ou une C-Corporation.

  • LLC : frais de dépôt initiaux (en moyenne 50 USD à 200 USD selon l’État) + un rapport annuel ou des frais de franchise (souvent autour de 50 USD à 200 USD).
  • C-Corporation : dépôt similaire, mais la taxe de franchise peut être plus élevée dans certains États.

Obtention de l’EIN et autres formalités

Pour exercer légalement et ouvrir un compte bancaire professionnel, vous devrez obtenir un EIN (Employer Identification Number) auprès de l’IRS. L’obtention de l’EIN est gratuite, mais si vous engagez un prestataire pour réaliser la démarche, des frais de service peuvent s’appliquer.

  • Compte bancaire : Certains établissements exigent la présence physique du dirigeant pour l’ouverture, tandis que d’autres acceptent une procédure à distance.
  • Registered agent (représentant légal) : Obligatoire pour toute société appartenant à un entrepreneur étranger non-résident. Le coût de ses services varie généralement de 50 USD à 300 USD par an.

Frais annuels et maintenance

Au-delà des frais initiaux, il faut prévoir un budget annuel pour :

  • Le rapport annuel obligatoire et/ou la franchise tax (le montant dépend de l’État).
  • Les éventuels services de comptabilité ou juridiques.

L’American Bar Association a rapporté que le coût moyen de fonctionnement (hors salaires et charges) d’une petite entreprise aux États-Unis varie entre 1 000 et 5 000 USD par an. Ce tarif inclut les prestations administratives et juridiques de base.

Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents - Régimes fiscaux

En définitive, constituer une société aux États-Unis en tant qu’entrepreneur étranger qui ne vit pas sur le sol américain implique de multiples démarches et coûts. Ces derniers varient selon l’État choisi, la forme juridique et les services retenus. La maîtrise de ces aspects en amont facilite la gestion de votre entreprise et évite les mauvaises surprises. Nous examinerons, dans la suite, quelles erreurs courantes peuvent commettre les non-résidents en matière de conformité et, surtout, comment les éviter pour assurer la pérennité de votre projet.

Quelles erreurs courantes les non-résidents commettent-ils en matière de conformité aux États-Unis et comment les éviter ?

Les erreurs de compliance juridique et réglementaire commises par les non-résidents étrangers aux États-Unis incluent le non-renouvellement des licences d’exploitation, la négligence des obligations annuelles auprès des autorités fédérales et étatiques, ainsi que l’absence d’un représentant légal fiable pour gérer les documents officiels. L’ignorance de ces exigences peut entraîner des pénalités financières et la suspension de la société, ce qui impacte directement la crédibilité et les opérations de l’entreprise sur le marché américain.

Oublier les obligations de dépôt annuel

Une erreur fréquente consiste à ne pas respecter les échéances de dépôt (Annual Reports, Franchise Tax) imposées par chaque État. Par exemple, le Wyoming exige des rapports annuels ainsi que le versement de frais de franchise, dont le montant varie selon le capital ou la valeur des actifs de la société. Ne pas se conformer à ces exigences peut conduire à la radiation de l’entité, rendant toute activité commerciale illégale. Pour éviter ce risque, il est conseillé de mettre en place un calendrier de suivi et, si nécessaire, de déléguer cette tâche à un représentant légal ou à un service spécialisé.

Négliger la distinction entre lois fédérales et étatiques

Les entrepreneurs étrangers non-résidents ont parfois tendance à croire qu’il existe un cadre juridique unique pour l’ensemble du territoire américain. En réalité, chaque État applique ses propres règles en plus des obligations fédérales, notamment en matière de fiscalité, de licences professionnelles ou de permis de travail. Près de 40 % des litiges en droit des affaires découlent d’une mauvaise application des réglementations locales (source : American Bar Association). Pour réduire ce risque, il faut se renseigner sur les spécificités de l’État où l’on opère et, le cas échéant, enregistrer son entreprise dans plusieurs États si l’activité est multiétatique.

Sous-estimer les aspects fiscaux et les traités Internationaux

Une autre erreur est de ne pas tenir compte des traités fiscaux susceptibles de réduire la double imposition. Les étrangers non-résidents doivent vérifier si un accord bilatéral existe entre leur pays d’origine et les États-Unis afin de bénéficier de crédits d’impôt ou de taux réduits. Par ailleurs, une classification erronée des revenus (société pass-through ou C-Corp) peut entraîner des surcoûts fiscaux. Consulter un expert-comptable ou un avocat fiscaliste familier avec le droit des affaires américain reste la meilleure façon de sécuriser cette dimension.

Ne pas maintenir un registered agent fiable

Enfin, ne pas disposer d’un représentant légal (registered agent) sérieux, ou en changer sans mettre à jour les registres est une source d’erreur courante. Cette personne mandatée doit être habilitée à recevoir et traiter tous les documents officiels. Un Registered Agent défaillant peut conduire à des notifications manquées, exposant l’entreprise à des sanctions.

Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents - Sanctions en cas d'erreur fisacle

En résumé, la création d’une entreprise aux États-Unis requiert une compréhension approfondie des obligations étatiques et fédérales, une bonne gestion des déclarations annuelles, ainsi qu’un suivi rigoureux de la fiscalité internationale américaine. En évitant ces erreurs, le non-résident sécurise la pérennité et la croissance de sa société. Pour aller plus loin, nous verrons comment le droit des affaires pour non-résidents aux États-Unis peut influencer la stratégie d’investissement et de développement d’une entreprise qui cherche à s’établir durablement sur le marché américain.

Comment le droit des affaires américain peut-il influencer la stratégie d’investissement d’une entreprise étrangère aux États-Unis ?

Le droit des affaires américain peut considérablement influencer la stratégie d’investissement d’une entreprise étrangère, notamment en ce qui concerne le financement, la gouvernance et la protection des actionnaires. Grâce à des réglementations qui favorisent la levée de capitaux et la flexibilité juridique, les sociétés étrangères ont la possibilité de sécuriser des investissements plus importants et de bénéficier d’un environnement propice à l’innovation et à la croissance.

Structure d’entreprise et levée de capitaux

Le système juridique américain, caractérisé par la common law et des lois fédérales favorables aux investisseurs, offre différentes formes juridiques (LLC, C-Corp) permettant :

  • Une répartition flexible des parts sociales et du pouvoir décisionnel
  • Des facilités pour attirer des business angels ou des fonds de capital-risque (venture capital)
  • Un large accès à la bourse (NASDAQ, NYSE) pour les entreprises de taille plus conséquente

Selon la National Venture Capital Association, 57% des fonds de capital-risque américains investissent en priorité dans des sociétés constituées sous forme de C-Corporation, car cette entité permet l’émission d’actions à un nombre illimité d’investisseurs.

Protection des investisseurs et cadre réglementaire

Le droit américain prévoit de nombreuses mesures de protection pour les actionnaires, incluant la possibilité d’intenter des actions collectives (class actions) en cas de pratiques trompeuses. Cette transparence et cette prévisibilité judiciaire rassurent les investisseurs étrangers et favorisent la sécurisation des capitaux injectés dans une entreprise basée aux États-Unis.

Fiscalité et impact sur la rentabilité

La fiscalité américaine, bien que complexe, peut offrir des avantages stratégiques pour les entreprises américaines détenues par des étrangers non-résidents :

  • Possibilité de profiter de traités bilatéraux réduisant la double imposition.
  • Choix d’États à faible taxe de franchise (Wyoming, Nevada) ou offrant des incitations fiscales pour l’implantation de startups technologiques.
  • Optimisation de la structure d’investissement (pass-through taxation via une LLC ou imposition sur la société via une C-Corp)
Droit des affaires aux États-Unis pour non-résidents

En bref, le droit des affaires américain influence directement la capacité d’une entreprise étrangère à lever des fonds, à protéger ses intérêts et à optimiser sa rentabilité sur le marché américain. Pour maximiser les opportunités, l’étranger non-résident qui souhaite entreprendre aux États-Unis doit s’entourer de conseils avisés et se familiariser avec l’ensemble des règles locales et fédérales. Dans la dernière section, nous verrons quelles ressources (avocats spécialisés, services en ligne, plateformes) sont indispensables pour rester informé et en conformité avec le droit des affaires américain.

Quelles ressources sont recommandées pour rester informé et en conformité avec le droit des affaires américain ?

Les ressources nécessaires pour rester en conformité avec le droit des affaires américain rassemblent : les avocats spécialisés en droit des sociétés, les services en ligne fiables et les plateformes dédiées à la gestion administrative et juridique. Ces solutions permettent de suivre l’évolution des réglementations, de respecter les échéances légales et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé, même en tant qu’entrepreneur non-résident.

Avocats spécialisés en droit des affaires américain

Les services d’un avocat spécialisé aident à mieux comprendre la complexité du système juridique américain. Les cabinets réputés comme Baker McKenzie, Greenberg Traurig ou Foley & Lardner proposent :

  • Un accompagnement sur mesure pour l’immatriculation de la société et la rédaction de statuts
  • Des conseils sur la fiscalité fédérale et étatique, notamment en ce qui concerne la double imposition
  • Une représentation légale en cas de litige ou de besoin de négociation contractuelle

Collaborer avec un avocat local permet également de mieux comprendre les subtilités réglementaires qui varient d’un État à l’autre. Vous pouvez avoir accès à la liste des avocats francophones aux États-Unis sur des sites spécialisés.

Services en ligne et plateformes de conformité

Les services en ligne constituent un choix privilégié pour les entrepreneurs non-américains, car ils offrent une interface simple et accessible depuis l’étranger. Parmi les solutions :

  • Doola : Spécialisée dans l’accompagnement des entrepreneurs étrangers, elle propose des services d’enregistrement, de domiciliation et de gestion d’entreprise, un support administratif continu et une aide pour l’obtention de l’EIN.
  • ZenBusiness : Propose l’enregistrement rapide de la société, le service d’un représentant légal et un suivi des obligations annuelles.
  • LegalZoom ou Rocket Lawyer : Offrent des formules pour la création de sociétés, l’élaboration de documents légaux et l’accès à des conseils juridiques.

Ressources Officielles et Organismes de Soutien

Pour rester à jour sur les évolutions légales, il est utile de consulter :

  • Le site officiel de l’U.S. Small Business Administration (SBA), qui fournit des guides sur la fiscalité et les normes de conformité.
  • Les Small Business Development Centers (SBDC), présents dans chaque État, offrent des ressources et un accompagnement gratuit aux entrepreneurs, y compris aux non-résidents.
  • Les chambres de commerce locales, qui peuvent prodiguer des conseils pour se connecter aux réseaux d’affaires et aux opportunités d’investissement.

Pour clore ce paragraphe, il faut noter que s’appuyer sur une combinaison d’expertises juridiques, de plateformes en ligne et de ressources officielles constitue la meilleure stratégie pour garantir la conformité de votre entreprise aux États-Unis. Dans la toute dernière étape de ce parcours, nous proposerons une synthèse des points clés à retenir ainsi que des recommandations finales pour sécuriser et développer votre projet entrepreneurial outre-Atlantique.

Conclusion

En définitive, réussir à créer, développer et investir dans une entreprise aux États-Unis en tant qu’étranger non-résident requiert une approche méthodique et une connaissance approfondie du droit des affaires américain. Qu’il s’agisse de choisir la bonne structure juridique, de respecter les obligations légales et fiscales, de protéger sa propriété intellectuelle ou de gérer la conformité à long terme, chaque étape joue un rôle clé dans la pérennité et la croissance de votre projet. 

Nous avons évoqué les solutions et bonnes pratiques à mettre en place pour éviter les écueils les plus fréquents et tirer pleinement parti des opportunités qu’offre le marché américain. Cependant, leur mise en œuvre exige souvent un accompagnement sur mesure afin d’optimiser vos résultats et de sécuriser votre investissement.

C’est là qu’intervient UBC, votre partenaire stratégique et expert consultant pour la création, l’investissement et la relocalisation d’entreprises aux États-Unis. En faisant appel à nos services, vous bénéficiez d’un accompagnement individualisé, de conseils juridiques et fiscaux ainsi que d’un réseau de partenaires locaux pour faciliter chaque étape de votre implantation. Pour en savoir plus sur la manière dont UBC peut vous aider à concrétiser vos ambitions américaines, contactez-nous pour réserver votre consultation gratuite de 15 minutes !

FAQ

Quel est le droit des affaires aux États-Unis ?

Le droit des affaires aux États-Unis est un ensemble de réglementations (fédérales, étatiques et parfois locales) qui encadrent la création, le fonctionnement et la dissolution des sociétés. Il englobe, entre autres, les lois sur la fiscalité, la protection de la propriété intellectuelle, les relations contractuelles et la gouvernance d’entreprise. Par ailleurs, la common law (basée sur la jurisprudence) joue un rôle crucial dans l’interprétation et l’application de ces règles, rendant parfois la législation plus flexible que dans d’autres pays de tradition civiliste. Pour un entrepreneur non-résident, il est essentiel de s’informer des spécificités de l’État où il souhaite s’implanter, car les formalités et obligations peuvent varier d’une juridiction à l’autre.

Comment enregistrer une entreprise aux États-Unis ?

Pour enregistrer une entreprise aux États-Unis, il convient d’abord de choisir l’État d’incorporation en tenant compte de critères tels que les frais d’enregistrement, les exigences annuelles et la fiscalité (par exemple, le Delaware ou le Wyoming sont souvent privilégiés). Ensuite, il faut déterminer la forme juridique la plus adaptée (LLC ou C-Corporation, entre autres) puis déposer un acte constitutif (Articles of Organization ou Articles of Incorporation) auprès du secrétaire d’État compétent. L’obtention d’un EIN (Employer Identification Number) auprès de l’IRS est également nécessaire pour déclarer les revenus et ouvrir un compte bancaire professionnel. Enfin, il est recommandé de désigner un Registered Agent pour assurer la réception des documents légaux et administratifs, surtout lorsqu’on est basé hors des États-Unis.

Comment entreprendre aux USA ?

Entreprendre aux États-Unis implique non seulement la constitution d’une entité juridique, mais aussi la mise en place d’une stratégie commerciale adaptée au marché américain. Cela englobe l’étude de marché, la validation de l’offre, la gestion de la conformité (taxes, licences, normes sectorielles) et souvent la recherche de financements (business angels, venture capital, banques). Les entrepreneurs non-résidents doivent par ailleurs veiller à respecter les conditions d’immigration et de visa pour gérer leurs activités sur place (par exemple, le visa E-2 pour les investisseurs, le L-1 pour les transferts intra-groupe). Un accompagnement personnalisé (par un avocat, un comptable spécialisé ou un partenaire stratégique) peut s’avérer précieux pour éviter les erreurs courantes et tirer pleinement parti des opportunités offertes par le marché américain.

C’est quoi LLC aux USA ?

Une LLC (Limited Liability Company) est une entité juridique hybride aux États-Unis offrant une protection de responsabilité limitée à ses membres, comme une société, tout en permettant généralement une imposition “pass-through” (les bénéfices sont imposés au niveau individuel, sans double imposition). Souvent prisée par les entrepreneurs étrangers, la LLC se distingue par sa grande flexibilité en matière de gouvernance et de répartition des parts sociales. Chaque État possède ses propres règles spécifiques, mais la LLC est généralement appréciée pour ses formalités administratives réduites et son adaptabilité à différents modèles d’affaires, une caractéristique particulièrement intéressante pour les non-résidents qui souhaitent limiter les lourdeurs administratives.

C’est quoi une C-corporation ?

La C-Corporation (C-Corp) est une forme juridique américaine adaptée aux entreprises cherchant à lever des capitaux importants ou à accueillir un grand nombre d’actionnaires. Contrairement à la LLC, la C-Corp est imposée directement au niveau de la société, puis les dividendes versés aux actionnaires sont imposés à nouveau (double imposition). Cependant, cette structure permet d’émettre des actions en nombre illimité et de bénéficier d’une reconnaissance plus formelle auprès des investisseurs et des marchés boursiers. De plus, la C-Corp propose une excellente protection de responsabilité et une image institutionnelle souvent perçue comme avantageuse pour attirer des fonds d’investissement ou se développer rapidement sur le marché américain.

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