États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents – Où implanter votre entreprise pour payer moins d’impôts ?

Découvrez les États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents, ainsi que des conseils pour optimiser vos taxes.
Article États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents

Table des matières

La création d’une entreprise aux États-Unis pour un étranger non-résident implique de faire des choix stratégiques, dont l’un des plus déterminants concerne la fiscalité. Certaines juridictions, comme le Wyoming, le Nevada ou encore le Texas, offrent des environnements fiscaux allégés qui attirent chaque année des milliers d’entrepreneurs internationaux. Elles se distinguent par des taux d’imposition faibles, voire inexistants sur les revenus des sociétés ou des particuliers, et une réglementation simplifiée qui facilite l’implantation d’activités économiques étrangères.

Les principaux critères à analyser lorsqu’on cherche à optimiser sa fiscalité aux États-Unis incluent :

  • l’absence d’impôt sur le revenu des sociétés,
  • les coûts de création et de maintenance d’une entreprise,
  • le niveau de conformité et de contrôle fiscal applicable aux non-résidents,
  • les incitations locales à l’investissement étranger,
  • et la réputation de l’État auprès de l’administration fédérale.

Des États comme le Wyoming et le Dakota du Sud figurent en tête des classements pour leur compétitivité fiscale, marquée par une politique d’imposition favorable aux entrepreneurs et par une gestion budgétaire rigoureuse qui leur permet de ne pas prélever d’impôt sur les revenus d’entreprise.

Ce guide est conçu pour répondre à la question essentielle : Quels sont les États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents aidant à minimiser la pression fiscale ?

Vous découvrirez une analyse complète qui suit une logique progressive, en partant des fondamentaux fiscaux jusqu’aux considérations pratiques liées à la création d’entreprise.

Voici ce que nous allons explorer :

  • Les États américains avec la fiscalité la plus avantageuse pour les non-résidents
  • Les différences entre absence d’impôt fédéral, d’impôt étatique et autres taxes locales
  • Les implications concrètes de la fiscalité pour un entrepreneur étranger
  • Les incitations économiques proposées par certains États pour les investisseurs internationaux
  • Les erreurs fréquentes à éviter, notamment le choix du Delaware
  • Les risques fiscaux potentiels et les points de vigilance pour rester en conformité.

ATTENTION : Cet article vous est donné à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique, fiscal ou financier. Il est donc conseillé de consulter un professionnel qualifié (avocat, comptable ou fiscaliste) pour une analyse spécifique de votre situation et de votre projet. Nous déclinons toute responsabilité quant à l’usage des informations présentées ici sans avoir demandé l’avis d’un professionnel.

Quels sont les États américains avec les taux d’imposition les plus bas pour les entreprises ?

Lorsqu’il s’agit de choisir un État américain pour implanter une entreprise étrangère, il est nécessaire de bien connaître les taux d’imposition sur les sociétés, car ceux-ci varient considérablement d’un État à l’autre. Certains États offrent des environnements fiscaux particulièrement avantageux pour les entrepreneurs étrangers, tandis que d’autres appliquent des taxes plus élevées ou imposent des obligations administratives plus strictes.​

États sans impôt sur le revenu des sociétés

Deux États se distinguent par l’absence totale d’impôt sur le revenu des sociétés :​

  • Dakota du Sud : Cet État n’impose ni impôt sur le revenu des sociétés ni impôt sur le revenu des particuliers. Cela offre un environnement fiscal très attractif pour les entreprises. ​
  • Wyoming : Similaire au Dakota du Sud, le Wyoming ne prélève pas d’impôt sur le revenu des sociétés ni d’impôt sur le revenu des particuliers, ce qui en fait une destination prisée pour la création d’entreprises. ​

États avec des taux d’imposition des sociétés très bas

D’autres États appliquent des taux d’imposition particulièrement faibles sur le revenu des sociétés :​

  • Caroline du Nord : Avec un taux forfaitaire de 2,25 %, la Caroline du Nord affiche le taux d’imposition des sociétés le plus bas du pays. ​
  • Missouri et Oklahoma : Ces deux États appliquent un taux d’imposition de 4 % sur le revenu des sociétés, ce qui les rend également compétitifs sur le plan fiscal. ​
  • Dakota du Nord : Il offre un taux d’imposition de 4,31 % sur le revenu des sociétés. ​

Considérations spécifiques pour les non-résidents

Pour les entrepreneurs non résidents, il faut noter que certains États, bien que n’imposant pas d’impôt sur le revenu des sociétés, peuvent appliquer d’autres formes de taxes, telles que des taxes sur les recettes brutes. Par exemple, le Nevada, l’Ohio, le Texas et l’État de Washington n’ont pas d’impôt sur le revenu des sociétés, mais imposent une taxe sur les recettes brutes. ​

Le Delaware, souvent considéré comme favorable aux entreprises en raison de ses lois corporatives flexibles, impose un impôt sur le revenu des sociétés de 8,7 %. Cependant, cette juridiction du Nord-Est est également connue pour ses taxes de franchise élevées, ce qui peut représenter un coût supplémentaire. Sans compter qu’il a la réputation d’un “paradis fiscal”, ce qui expose l’entrepreneur étranger non-résident à de fréquents audits de la part des autorités fédérales. 

Article États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents - Entrevue entre deux hommes concernant l'entrepreneuriat aux États-Unis

Voici un tableau récapitulatif des États américains avec les taux d’imposition les plus bas (ou inexistants) pour les entreprises, avec les considérations spécifiques pour les non-résidents : 

ÉtatImpôt sur le revenu des sociétésImpôt sur le revenu des particuliersAutres taxes / Remarques
Dakota du Sud0 %0 %Aucun impôt sur le revenu. Très favorable fiscalement.
Wyoming0 %0 %Aucun impôt sur le revenu. Environnement stable et attractif pour les entreprises.
Caroline du Nord2,25 % (le plus bas des États-Unis)OuiTaux très compétitif. Bonne infrastructure économique.
Missouri4 %OuiTaux bas, bon compromis entre fiscalité et coût de la vie.
Oklahoma4 %OuiFiscalité avantageuse, mais réglementation variable selon les secteurs.
Dakota du Nord4,31 %OuiTaux bas, mais parfois méconnu.
Nevada0 %0 %Taxe sur les recettes brutes (Commerce Tax).
Texas0 %0 %Applique la franchise tax (taxe sur les recettes brutes).
Ohio0 %OuiImposition via la Commercial Activity Tax (CAT) sur les revenus bruts.
Washington0 %OuiTaxe sur le chiffre d’affaires (B&O Tax).
Delaware8,7 %OuiLoi flexible mais taxes de franchise élevées. Réputation de paradis fiscal = risque d’audits.

En résumé, les États tels que le Dakota du Sud et le Wyoming offrent des environnements fiscaux très avantageux pour les entreprises en raison de l’absence d’impôt sur le revenu des sociétés. D’autres États, comme la Caroline du Nord, le Missouri et l’Oklahoma, proposent également des taux d’imposition attractifs. Toutefois, il est crucial pour les non-résidents de considérer non seulement les taux d’imposition, mais aussi d’autres facteurs tels que les taxes sur les recettes brutes, les frais de franchise et les obligations réglementaires spécifiques à chaque État.​ Dans la section suivante, nous examinerons en détail les États américains qui n’imposent pas d’impôt sur le revenu des sociétés et les implications pour les entrepreneurs étrangers.

Quels États américains n’imposent pas d’impôt sur le revenu des sociétés ?

Certains États américains, notamment le Dakota du Sud et le Wyoming, n’imposent ni impôt sur le revenu des sociétés ni taxe sur les recettes brutes. Cette particularité offre ainsi un environnement fiscal particulièrement favorable aux entreprises. ​

États sans impôt sur le revenu des sociétés, mais avec taxe sur les recettes brutes

D’autres États, tels que le Nevada, le Texas, l’Ohio et l’État de Washington, n’imposent pas d’impôt sur le revenu des sociétés, mais prélèvent une taxe sur les recettes brutes des entreprises. Cette taxe est calculée sur le chiffre d’affaires total, sans déduction des dépenses, ce qui peut influencer différemment la charge fiscale des entreprises par rapport à un impôt traditionnel sur le revenu. ​

Considérations pour les entrepreneurs non résidents

Pour les entrepreneurs non-résidents envisageant d’établir une entreprise aux États-Unis, il est important de comprendre que l’absence d’impôt sur le revenu des sociétés ne signifie pas nécessairement une absence totale de charges fiscales. Les taxes sur les recettes brutes, par exemple, peuvent représenter une part significative des revenus de l’entreprise, surtout pour celles ayant des marges bénéficiaires faibles. 

De plus, certains États peuvent imposer des taxes supplémentaires, telles que des taxes de franchise ou des taxes locales, qui peuvent varier considérablement d’une juridiction à l’autre. Il est donc essentiel d’évaluer l’ensemble du paysage fiscal et réglementaire de chaque État pour déterminer l’environnement le plus propice à l’implantation et au développement de l’entreprise.​

Article États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents - Carte des États-Unis en 3D avec effet bois

Dans la suite, nous allons explorer les avantages fiscaux spécifiques offerts aux étrangers non-résidents créant une entreprise aux États-Unis, afin de mieux comprendre les opportunités et les défis associés à chaque juridiction.

Quels sont les avantages fiscaux pour les non-résidents créant une entreprise aux États-Unis ?

Les entrepreneurs étrangers non résidents qui établissent une entreprise aux États-Unis peuvent bénéficier de plusieurs avantages fiscaux significatifs, notamment grâce aux conventions fiscales internationales, aux crédits d’impôt pour la recherche et le développement et aux exonérations spécifiques pour les petites entreprises.​

Conventions fiscales internationales

Les États-Unis ont signé des conventions fiscales avec de nombreux pays afin d’éviter la double imposition et de réduire les taux d’imposition sur certains types de revenus. Ces accords permettent aux entrepreneurs étrangers de bénéficier de divers avantages, notamment : des taux d’imposition réduits, voire nuls dans certains cas, sur des revenus tels que les dividendes, les intérêts et les redevances. Un entrepreneur non-résident provenant d’un pays ayant une convention fiscale avec les États-Unis peut donc être soumis à un taux de retenue à la source inférieur sur les paiements de dividendes reçus de sa société américaine. ​

Crédits d’impôt pour la recherche et le développement (R&D)

Les entreprises américaines, y compris celles détenues par des non-résidents, peuvent être éligibles à des crédits d’impôt pour les activités de recherche et développement (R&D). Ces crédits permettent de réduire le montant de l’impôt fédéral sur le revenu en fonction des dépenses engagées pour la R&D, ce qui encourage l’innovation et le développement technologique. Les entrepreneurs étrangers investissant dans des activités de R&D aux États-Unis peuvent donc bénéficier de ces incitations fiscales pour diminuer leur charge fiscale globale. ​

Exonérations fiscales pour les petites entreprises

Certaines lois fiscales américaines offrent des exonérations spécifiques pour les petites entreprises, telles que l’exclusion des gains en capital pour les actions de petites entreprises qualifiées (Qualified Small Business Stock – QSBS). Si un entrepreneur non-résident investit dans une QSBS et conserve les actions pendant une période déterminée, il peut être éligible à une exonération partielle ou totale des gains en capital lors de la vente de ces actions, sous réserve de remplir certaines conditions. ​

Considérations importantes pour les entrepreneurs non résidents

Il est essentiel pour les entrepreneurs étrangers de comprendre que, bien que les États-Unis offrent divers avantages fiscaux, ils sont également soumis à des obligations fiscales spécifiques. Par exemple, les non-résidents sont généralement imposés uniquement sur leurs revenus de source américaine, mais des règles complexes peuvent s’appliquer en fonction de la structure de l’entreprise et du type de revenu généré. De plus, les entrepreneurs doivent se conformer aux exigences de déclaration fiscale, telles que le dépôt du formulaire 1040-NR pour les non-résidents ayant des revenus aux États-Unis. ​

Article États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents - Trois personnes (deux femmes et un homme) se réunissant  pour affaires

Nous allons examiner à présent comment les lois fiscales des États américains affectent les entrepreneurs étrangers, en mettant l’accent sur les variations entre les juridictions et les implications pour les non-résidents.

Comment les lois fiscales des États américains affectent-elles les entrepreneurs étrangers ?

Les lois fiscales des États américains ont un impact significatif sur les décisions des entrepreneurs étrangers souhaitant implanter une entreprise aux États-Unis. En effet, chaque État dispose de son propre système fiscal, ce qui peut influencer la charge fiscale globale et les obligations de conformité des entrepreneurs non-résidents.​

Variabilité des taxes étatiques

Les États-Unis sont composés de 50 États, chacun ayant son propre régime fiscal. Certains États, comme le Nevada, le Texas et la Floride, n’imposent pas d’impôt sur le revenu des particuliers, tandis que d’autres, comme la Californie et New York, appliquent des taux d’imposition élevés. À cause de ces particularités, les entrepreneurs étrangers doivent évaluer attentivement l’environnement fiscal de chaque État lors du choix de l’emplacement de leur entreprise.​

Taxes sur les sociétés

Outre l’impôt sur le revenu des particuliers, de nombreux États prélèvent un impôt sur le revenu des sociétés. Par exemple, la Pennsylvanie impose un taux d’imposition des sociétés de 9,99 %, tandis que le Dakota du Sud et le Wyoming figurent dans la liste des États sans impôt sur le revenu des sociétés. Il est donc essentiel pour les non-résidents de comprendre ces variations pour optimiser leur planification fiscale.​

Taxes sur les recettes brutes

Certains États appliquent des taxes sur les recettes brutes plutôt que sur les bénéfices nets. Par exemple, le Texas impose une “franchise tax” basée sur les recettes brutes des entreprises. Cette approche peut entraîner une charge fiscale plus lourde pour les entreprises à faible marge bénéficiaire, car l’impôt est dû indépendamment de la rentabilité.​

Article États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents - Calcul tax américain

Obligations de retenue à la source

Les entrepreneurs étrangers doivent également être conscients des obligations de retenue à la source imposées par certains États. Par exemple, la Californie exige une retenue à la source de 7 % sur les paiements effectués à des non-résidents pour des services rendus en Californie, si ces paiements dépassent 1 500 $ par an. Ces obligations peuvent affecter la trésorerie et nécessitent une gestion administrative rigoureuse.​

Conformité et enregistrement

Les entreprises opérant dans plusieurs États doivent souvent s’enregistrer en tant qu'”entreprise étrangère” dans chaque État où elles exercent des activités. Cette approche, connue sous le nom de “qualification étrangère“, entraîne des obligations de conformité supplémentaires, y compris le dépôt de rapports annuels et le paiement de frais. Pourtant, le non-respect de ces exigences peut entraîner des pénalités et des amendes.​

Considérations spécifiques pour les entrepreneurs étrangers

  • Nexus fiscal : La présence physique, telle qu’un bureau ou des employés dans un État, peut créer un “nexus” fiscal, rendant l’entreprise assujettie aux taxes de cet État.​
  • Conventions fiscales : Bien que les conventions fiscales internationales puissent réduire la double imposition au niveau fédéral, elles n’affectent généralement pas les taxes étatiques.​
  • Structure d’entreprise : Le choix entre une LLC ou une C-Corp peut influencer les obligations fiscales étatiques et fédérales.​

En conclusion, les lois fiscales des États américains présentent une complexité notable pour les entrepreneurs étrangers. Il est donc nécessaire d’effectuer une analyse approfondie des implications fiscales étatiques en fonction de la localisation et de la structure de l’entreprise.

Dans la section suivante, nous allons découvrir les États qui offrent des incitations fiscales spécifiques afin d’attirer les investisseurs et entrepreneurs étrangers. 

Quels États offrent des incitations fiscales spécifiques pour les investisseurs étrangers ?

Plusieurs États américains proposent des incitations fiscales destinées à attirer les investisseurs étrangers. Cela peut être des crédits d’impôt, des exonérations de taxes et des réductions de charges fiscales. Ces mesures visent à stimuler l’investissement étranger et à favoriser la création d’emplois locaux.​

Nevada

Le Nevada est reconnu pour son environnement fiscal favorable aux entreprises. L’État n’impose ni impôt sur le revenu des sociétés ni impôt sur le revenu personnel, ce qui peut être avantageux pour les investisseurs étrangers cherchant à maximiser leurs profits. De plus, le Nevada offre une protection juridique solide aux dirigeants et actionnaires d’entreprises, ce qui renforce encore plus l’attrait pour les investissements étrangers. ​

Texas

Le Texas propose également divers avantages fiscaux pour attirer les entreprises, notamment des exemptions de taxes sur les ventes et l’utilisation, des crédits d’impôt pour la création d’emplois et des subventions pour la formation de la main-d’œuvre. Ces mesures sont conçues pour encourager les investissements étrangers et stimuler le développement économique de l’État. ​

Floride

La Floride, également, offre des crédits d’impôt pour la création d’emplois et des exemptions de taxes sur les ventes pour certains équipements de fabrication. Ces avantages fiscaux sont destinés à attirer les investisseurs étrangers et à promouvoir la croissance économique de l’État. ​

Porto Rico

Bien que Porto Rico ne soit pas un État américain à part entière, il offre des incitations fiscales notables pour les investisseurs étrangers. La loi Act 22 de 2012, par exemple, prévoit une exonération totale de l’impôt sur le revenu pour certains types de revenus passifs générés par les individus qui établissent leur résidence à Porto Rico. Ces mesures visent à attirer des investisseurs fortunés sur l’île. ​

Considérations importantes pour les investisseurs étrangers

Il est impératif pour les investisseurs étrangers de comprendre que les incitations fiscales varient considérablement d’un État à l’autre et qu’elles sont souvent assorties de conditions spécifiques, telles que la création d’un nombre minimum d’emplois ou des investissements en capital dans certaines industries. Par ailleurs, certaines incitations impliquent une négociation préalable avec les autorités étatiques ou locales avant l’annonce publique du projet. ​

Il faut donc retenir que diverses options sont disponibles en matière d’incitations fiscales pour la création d’entreprise aux États-Unis pour étrangers. Ces avantages fiscaux varient en fonction de l’État et du type d’investissement envisagé. Il est recommandé de consulter des experts en fiscalité américaine et des spécialistes juridiques pour tirer parti de ces opportunités et s’assurer de la conformité aux réglementations locales et fédérales. 

Article États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents - Une femme entrepreneuse et deux collègues en arrière plan

Dans la suite de ce guide, nous aborderons les risques fiscaux pour les entrepreneurs non-résidents investissant aux États-Unis, afin de vous aider à éviter les pièges les plus courants et à protéger efficacement vos actifs.

Quels sont les risques fiscaux potentiels pour les non-résidents investissant aux États-Unis ?

​Pour un étranger non-résident, investir aux États-Unis peut offrir de nombreuses opportunités lucratives intéressantes. Toutefois, cette décision n’est pas sans risques fiscaux. Les principales menaces concernent la double imposition, les obligations de déclaration fiscale, les taxes sur les successions et les dons, ainsi que les implications spécifiques liées aux investissements relatifs à l’immobilier.​

Risque de double imposition

Les non-résidents peuvent être soumis à la fois aux impôts américains et à ceux de leur pays d’origine sur les mêmes revenus, entraînant une double imposition. Les États-Unis imposent généralement un taux de retenue à la source de 30 % sur les revenus fixes, déterminables, annuels ou périodiques (FDAP), tels que les dividendes et les intérêts. Cependant, ce taux peut être réduit en vertu des conventions fiscales entre les États-Unis et certains pays. Il est donc indispensable de consulter ces conventions pour éviter une double imposition excessive. ​

Obligations de déclaration fiscale

Les investisseurs étrangers doivent se conformer aux obligations de déclaration fiscale américaines. Ils sont tenus ayant des revenus provenant des États-Unis doivent généralement déposer le Formulaire 1040-NR, la déclaration de revenus des étrangers , afin de déclarer leurs revenus de source américaine. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des pénalités financières importantes. ​

Taxes sur les successions et les dons

Les actifs américains détenus par des non-résidents sont soumis à des droits de succession si leur valeur dépasse 60 000 USD, avec des taux pouvant atteindre 40 %. Cette exemption est nettement inférieure à celle accordée aux citoyens américains, ce qui peut entraîner des charges fiscales substantielles en cas de décès de l’investisseur. ​

Investissements immobiliers et FIRPTA

La loi américaine Foreign Investment in Real Property Tax Act (FIRPTA) impose aux étrangers une retenue à la source de 15 % sur le produit brut de la vente de biens immobiliers situés aux États-Unis. Cette mesure vise à garantir que les investisseurs étrangers paient l’impôt sur les gains réalisés lors de la vente de ces biens. ​

Conséquences du non-respect des réglementations

Le non-respect des obligations fiscales américaines peut entraîner des pénalités sévères, y compris des amendes importantes ou même des poursuites judiciaires. De plus, les États-Unis ont mis en place des lois telles que le Foreign Account Tax Compliance Act (FATCA), obligeant les institutions financières étrangères à signaler les actifs détenus par des contribuables américains, augmentant ainsi la transparence et la surveillance des investissements étrangers. ​

Article États américains à faible imposition pour entrepreneurs non résidents - Investissement immobilier

Conclusion 

En tant que non-résident, créer ou investir dans une entreprise aux États-Unis représente une opportunité stratégique majeure, mais cette démarche implique également de nombreux enjeux fiscaux qu’il est impératif de bien anticiper. Dans ce guide, nous avons passé en revue les États américains les plus fiscalement avantageux, les juridictions sans impôt sur les sociétés, les régimes d’incitations pour les investisseurs étrangers, ainsi que les risques fiscaux potentiels à ne pas négliger.

Voici les points importants pour optimiser votre projet d’implantation d’entreprise aux États-Unis :

  • Choisir un État avec discernement,
  • Tirer parti des conventions fiscales internationales,
  • Profiter des incitations spécifiques locales,
  • Se prémunir contre les pièges de la double imposition, de la FIRPTA ou des droits de succession.

Ces recommandations, aussi précieuses soient-elles, restent théoriques si elles ne sont pas mises en œuvre de manière personnalisée et conforme à votre profil, votre pays d’origine et vos objectifs d’affaires.

En tant que partenaire stratégique et cabinet de conseil expert en création d’entreprises aux États-Unis, UBC vous accompagne à chaque étape de votre projet, de la sélection de l’État à la structuration juridique et fiscale, en passant par la conformité réglementaire et l’optimisation de votre fiscalité transfrontalière. Notre objectif ? Vous offrir une implantation simple, sécurisée et optimisée pour maximiser vos chances de succès sur le marché américain. Contactez notre équipe dès aujourd’hui pour bénéficier d’une consultation gratuite de 15 minutes qui va marquer le lancement de votre projet. 

FAQ

Quel est l’État le moins taxé aux États-Unis ?

Le Wyoming est généralement considéré comme l’État le moins taxé des États-Unis pour les entreprises, notamment pour les non-résidents. Il n’impose aucun impôt sur le revenu des sociétés, aucun impôt sur le revenu des particuliers, pas de taxe sur les franchises, et ses frais annuels de maintenance sont très bas. De plus, le Wyoming offre un haut niveau de confidentialité des propriétaires d’entreprises et une structure juridique simple, ce qui le rend particulièrement attractif pour les entrepreneurs étrangers.

Quel est le taux d’imposition d’une LLC américaine pour les non-résidents ?

Une LLC (Limited Liability Company) aux États-Unis n’est pas imposée en tant qu’entité par défaut. Les bénéfices sont généralement “transparents” fiscalement, c’est-à-dire que les revenus passent directement au propriétaire (imposition au niveau personnel). Pour un non-résident, cela signifie qu’il ne paiera aucun impôt fédéral américain tant qu’il ne génère pas de revenus effectivement liés à une activité commerciale aux États-Unis (ECI – Effectively Connected Income). Toutefois, si la LLC a un nexus dans un État (présence physique, employés, entrepôts…), elle peut être soumise à des taxes étatiques. Il est donc crucial de structurer correctement l’activité pour éviter une imposition involontaire.

Quel État n’a pas d’impôt aux États-Unis ?

Plusieurs États n’imposent aucun impôt sur le revenu des particuliers : Wyoming, Dakota du Sud, Texas, Nevada, Washington, Alaska et Floride. Parmi eux, seuls le Wyoming et le Dakota du Sud n’imposent ni le revenu des particuliers ni celui des sociétés, ce qui en fait des options idéales pour les non-résidents souhaitant maximiser leur rentabilité tout en minimisant leur charge fiscale.

Comment ouvrir une LLC dans le Wyoming en tant que non-résident ?

Ouvrir une LLC dans le Wyoming en tant que non-résident est un processus rapide et peut se faire 100 % à distance. Il suffit de choisir un nom d’entreprise, nommer un représentant local et déposer les statuts (Articles of Organization) auprès du Secrétariat d’État, avec des frais d’environ 100 USD. L’obtention de l’EIN auprès de l’IRS est également nécessaire et se fait même sans numéro de sécurité sociale. Bien que non obligatoire, il est recommandé de rédiger un Operating Agreement, d’ouvrir un compte bancaire professionnel et de se faire accompagner par un expert pour sécuriser le processus.

Combien coûte l’ouverture d’une LLC aux États-Unis ?

Le coût d’ouverture d’une LLC aux États-Unis varie en fonction de l’État choisi et des services utilisés. Les frais de dépôt varient généralement entre 50 et 500 USD (environ 100 USD au Wyoming). Un agent enregistré est requis, avec un coût annuel compris entre 50 et 150 USD. L’EIN est gratuit via l’IRS, mais peut être facturé 50 à 100 USD par des prestataires. Enfin, les services d’accompagnement complets (création, formalités, conseil) se situent entre 300 et 1 000 USD, selon les besoins.

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