LLC vs Holding néerlandaise – Quelle structure convient le mieux à mon projet et ma situation de non-résident ?

Découvrez les différences entre LLC vs Holding néerlandaise, afin que vous puissiez choisir la structure la plus bénéfique pour votre projet.
Article LLC vs Holding néerlandaise - Deux hommes d'affaires qui se serrent la main

Table des matières

Choisir entre une LLC américaine et une holding néerlandaise n’est pas qu’une question de “préférence”, mais bien un arbitrage stratégique entre deux environnements fiscaux et réglementaires distincts. Ces deux cadres poursuivent des objectifs similaires : protéger les actifs, centraliser les participations, fluidifier les flux, mais reposent sur des logiques juridiques et fiscales très différentes. 

Par défaut, la LLC est fiscalement transparente aux États-Unis. L’imposition effective dépend toutefois du nexus/ECI lié aux activités et de la résidence fiscale du ou des fondateurs. À l’inverse, une holding néerlandaise est soumise à l’impôt local avec des régimes d’exemption conditionnels, ce qui implique des exigences de substance et de gouvernance.

Dans ce guide, nous poserons d’abord les bases juridiques, puis la fiscalité, la flexibilité statutaire, le nexus/établissement stable des deux côtés de l’Atlantique, la conformité (déclarations, registres UBO/BOI), la bancarisation/PSP, avant d’estimer le coût de possession sur 3 ans, de proposer un choix par profil (résidence, traités, objectifs) et des cas chiffrés sectoriel, dans le cadre d’une analyse LLC vs Holding néerlandaise.

En parcourant l’article, vous disposerez de repères concrets pour évaluer vos options en toute confiance.

Quelles sont les bases juridiques de la LLC et de la Holding néerlandaise ?

Cette section présente les fondations essentielles de chaque structure : leur nature juridique, le régime de responsabilité des associés, les règles de capital et les mécanismes de gouvernance. Elle permet de comprendre le cadre légal dans lequel chacune évolue, avant d’en examiner les implications fiscales et opérationnelles.

Quel statut et quelle responsabilité limitée ?

Une LLC (Limited Liability Company) américaine est une entité de droit des États fondée sur un contrat d’association appelé « operating agreement ». La responsabilité des membres est en principe limitée à leurs apports, sous réserve d’exceptions (fraude, confusion de patrimoines). La jurisprudence confirme la primauté de l’« operating agreement » et le respect de l’autonomie contractuelle.

Une holding néerlandaise prend classiquement la forme d’une BV (Besloten Vennootschap, société à responsabilité limitée néerlandaise), personne morale de droit néerlandais dotée d’une responsabilité limitée des actionnaires, encadrée par le Burgerlijk Wetboek (Code civil, Livre 2).

Quel capital minimum et quelles formalités d’entrée ?

La LLC n’impose pas de capital légal minimal. Les apports et modalités d’émission sont librement fixés par l’« operating agreement » et le droit de l’État choisi. 

Depuis la réforme « Flex-BV » (simplification du droit de la BV), le capital minimum légal a été supprimé et la souscription est largement contractualisée, avec contrôle de solvabilité et tests de distribution par les dirigeants.

Quelle gouvernance et quels pouvoirs du dirigeant ?

Dans une LLC, la gouvernance est « member-managed » (gestion par les membres) ou « manager-managed » (gestion déléguée à un gérant), telle que prévue par l’« operating agreement ». Les pouvoirs, quorums et droits économiques ou votes sont modulables. La force obligatoire du contrat est centrale et abondamment validée par la jurisprudence.

En BV, l’organisation combine assemblée générale, conseil de direction (bestuur) et, le cas échéant, conseil de surveillance (raad van commissarissen), avec devoirs de loyauté et de diligence des administrateurs. La Cour suprême néerlandaise a précisé l’intérêt de la société dans la gestion des conflits entre actionnaires.

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En conclusion, les deux véhicules offrent une responsabilité limitée et une souplesse contractuelle marquée. La LLC privilégie l’autonomie contractuelle du droit des États américains, la BV s’adosse à un cadre codifié (BW2) renforcé par la jurisprudence et la réforme Flex-BV. Prochaine étape : analyser comment ces architectures se traduisent en fiscalité (transparence, exemptions, retenues) et en impacts chiffrés.

Comment fonctionne la fiscalité entre LLC et Holding néerlandaise ?

Cette section détaille les régimes d’imposition applicables à chaque structure et leurs facteurs déclencheurs. Elle expose le traitement fiscal des flux (dividendes, intérêts et plus-values) ainsi que les retenues à la source et les effets des conventions fiscales internationales. Enfin, elle met en perspective la souplesse contractuelle offerte par la LLC par rapport à la structure plus encadrée de la holding néerlandaise.

La LLC est-elle fiscalement transparente aux USA ?

Par défaut, une LLC est fiscalement transparente au niveau fédéral. Elle est considérée comme une entité ignorée (disregarded entity) lorsqu’elle n’a qu’un seul associé, ou comme une partnership (société de personnes) lorsqu’elle en compte plusieurs. Toutefois, les associés peuvent opter pour une imposition en tant que corporation en exerçant l’option dite « check-the-box » via le Form 8832. L’imposition réelle dépend de l’ECI (Effectively Connected Income, revenu effectivement lié) et du nexus. Un revenu US de source ECI est imposable aux États-Unis, alors qu’un revenu passif étranger sans ECI peut ne pas l’être.

La Holding néerlandaise est-elle imposée localement et où ?

Une holding néerlandaise sous forme de BV (Besloten Vennootschap, société à responsabilité limitée) est en principe résidente fiscale des Pays-Bas si sa direction effective s’y trouve. Elle est imposée à l’impôt sur les sociétés néerlandais sur ses revenus mondiaux, sous réserve d’exemptions et de crédits. Le régime de participation-exemption (exonération des revenus de participations) peut neutraliser, sous conditions, les dividendes et plus-values provenant de filiales qualifiées.

Comment sont taxés dividendes, intérêts et plus-values ?

Pour une LLC transparente, la qualification suit les membres : dividendes/plus-values/ intérêts perçus via la LLC conservent leur nature chez le ou les membres, avec analyse ECI/FDAP et application des traités fiscaux le cas échéant.

Pour une BV holding, les dividendes et plus-values de filiales éligibles peuvent relever de la participation-exemption. Les intérêts et redevances suivent le droit interne néerlandais et les conventions fiscales, avec clauses anti-hybrides et règles de limitation des intérêts.

Quelles retenues à la source s’appliquent aux non-résidents ?

Côté États-Unis, les paiements de source américaine vers des non-résidents via une entité transparente peuvent être soumis à retenue à la source sur revenus FDAP ou distributions de partnership, sauf réduction ou échappement par traité et documentation (Form W-8BEN/W-8BEN-E). Les partnerships retenant pour comptes de partenaires étrangers suivent un régime spécifique.

Côté Pays-Bas, la retenue sur dividendes et les régimes d’exemption ou d’atténuation dépendent du droit interne et des conventions. Des règles ciblent les situations sans substance ou à objectif principal d’avantage fiscal.

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En synthèse, la LLC offre une transparence par défaut modulable par élection, tandis que la BV holding vise la neutralité des flux intragroupe sous conditions de substance et d’anti-abus. Les effets concrets varient selon la résidence, la source des revenus, le nexus/ECI et les traités. Dans la suite, nous allons comparer la flexibilité contractuelle et la capacité d’adaptation des deux structures aux objectifs de gouvernance et d’investisseurs.

Quelle structure est la plus flexible pour gérer son business ?

Cette section examine la souplesse contractuelle des deux structures, en matière de clauses, de droits des associés et de mécanismes d’entrée ou de sortie, afin d’anticiper les exigences des investisseurs et les enjeux de gouvernance.

Quel degré de liberté statutaire et contractuel ?

La LLC offre une large liberté via l’« operating agreement » : répartition des pouvoirs, des flux économiques et des priorités de liquidation, comités, mécanismes de résolution des conflits.

La BV (Besloten Vennootschap néerlandaise) est devenue très flexible depuis la réforme « Flex-BV » : statuts largement aménageables, suppression du capital minimum légal, distributions soumises aux tests de solvabilité et de liquidité.

Comment répartir droits économiques et droits de vote ?

En LLC, les “classes d’intérêts” et la dissociation votes et bénéfices sont admises selon l’« operating agreement ».

En BV, les statuts peuvent créer des actions sans droit de vote et/ou actions sans droit aux bénéfices, ainsi que des certificats de parts via une STAK (Stichting Administratiekantoor, fondation d’administration) pour séparer contrôle et cash-flows.

Quelles options d’entrée et de sortie d’associés ?

LLC : entrée par admission contractuelle, droits de préférence, clauses d’« achat-vente » (buy-sell), “drag-along/tag-along” (obligation/option de sortie conjointe) paramétrés librement.

BV : cession d’actions par acte notarié et inscription au registre, clauses statutaires de préemption ou agrément bloquant les transferts indésirés ; possibilité de rachat d’actions sous conditions de tests financiers.

Quelles limites sur pactes et clauses spécifiques ?

LLC : la liberté contractuelle est forte mais encadrée par les devoirs de loyauté et de bonne foi (fiduciary duties, devoirs fiduciaires) tels que modulés par le contrat, et par l’ordre public des États.

BV : les pactes d’actionnaires et statuts sont interprétés à la lumière du principe de raisonnabilité et d’équité (redelijkheid en billijkheid) et de l’intérêt social. La haute juridiction a cadré ces notions dans la jurisprudence.

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En pratique, la LLC maximise la personnalisation contractuelle et la rapidité d’ajustement, tandis que la BV combine une grande souplesse statutaire avec des garde-fous notariaux et des principes civils protecteurs. Passons à la vérification des choix qui interagissent avec le nexus/ECI (revenu effectivement lié) et la création d’un établissement stable des deux côtés de l’Atlantique.

La LLC crée-t-elle un établissement stable aux USA ?

Cette section explique la distinction entre l’ECI (Effectively Connected Income, revenu effectivement lié) et le nexus (lien d’imposition au niveau des États) du côté américain, puis présente la notion d’établissement stable (permanent establishment) telle qu’elle s’applique aux Pays-Bas

Quels faits déclenchent un nexus (employés, stock, bureaux) ?

Aux États-Unis, la LLC est imposable au niveau fédéral si elle génère de l’ECI via une activité commerciale sur le territoire américain. La qualification dépend de plusieurs faits : bureau, employés, agents dépendants, entrepôt ou stock, prestations rendues sur sol américain. Au niveau des États, un nexus peut naître même sans présence physique, par exemple en atteignant un seuil de ventes, c’est l’economic nexus. La Cour suprême a validé cette approche pour les taxes de vente. Plusieurs administrations fiscales étatiques étendent ce raisonnement à l’impôt local sur les sociétés et activités.

Comment limiter l’ECI et les taxes d’États ?

Pour réduire le risque d’imposition aux États-Unis, il convient d’organiser les opérations de manière à éviter toute présence ou activité significative sur le territoire américain :

  • Cartographier les fonctions créatrices de valeur et localiser hors des États-Unis les activités, actifs et risques ne nécessitant pas d’exécution sur le sol américain.
  • Éviter les agents dépendants (mandataires liés) susceptibles d’engager la LLC.
  • Documenter rigoureusement la facturation, la localisation des serveurs et les contrats de sous-traitance.
  • Surveiller les seuils d’« economic nexus » au niveau des États (volume de ventes, nombre de transactions).
  • Contrôler la présence physique éventuelle de stocks ou de centres d’exécution pouvant créer un rattachement fiscal.

En présence d’ECI, il faut respecter les obligations de retenue à la source et de déclarations fiscales correspondantes. En l’absence d’ECI, il convient de maintenir le traitement en tant que revenus FDAP (fixes, déterminables, annuels ou périodiques) en veillant à une documentation complète et cohérente.

La Holding néerlandaise crée-t-elle un établissement stable local ?

Pour une BV (Besloten Vennootschap), l’établissement stable suppose en droit interne et conventionnel une installation fixe d’affaires où l’activité est exercée, ou un agent dépendant habilité à conclure des contrats. Les critères suivent le Modèle de Convention OCDE et le droit néerlandais. Une substance réelle (direction effective, bureaux, administrateurs locaux) renforce la cohérence entre résidence fiscale et lieu d’imposition, et réduit les risques de requalification anti-abus.

Pour résumer, côté États-Unis, l’ECI et le nexus d’État sont des tests factuels ; côté Pays-Bas, l’établissement stable s’apprécie selon les standards OCDE et le droit interne. La structuration des équipes, des contrats et des flux logistiques est déterminante. Poursuivons avec les obligations de conformité (déclarations, calendriers, pénalités) pour sécuriser l’exécution.

Quelles obligations de conformité faut-il anticiper ?

En matière de conformité, cette section présente la cartographie des obligations déclaratives aux États-Unis et aux Pays-Bas : dépôts légaux, registres des bénéficiaires effectifs, tenue comptable et rapports annuels. Elle inclut également un calendrier indicatif des principales échéances et précise les risques en cas de manquement.

Quels dépôts et formulaires US (IRS/BOI/États) ?

Pour une LLC détenue par des non-résidents, les obligations varient selon la classification fiscale : entité ignorée (disregarded entity), partnership (société de personnes) ou corporation (société soumise à l’impôt sur les sociétés). 

Les principaux formulaires à anticiper sont :

  • Form 5472 : déclaration des opérations avec parties liées (obligatoire pour certaines entités ignorées à propriétaire étranger).
  • Form 1065 : déclaration annuelle des partnerships, accompagnée des Schedules K-1 (répartition du revenu entre associés).
  • Form 1120 : déclaration de revenus des corporations.

Depuis la Corporate Transparency Act, les sociétés « reporting companies » doivent déposer une BOI (Beneficial Ownership Information, informations sur les bénéficiaires effectifs) auprès du FinCEN (Financial Crimes Enforcement Network) dans des délais spécifiques selon la date de création et actualiser en cas de changement. S’ajoutent les rapports annuels aux Secrétaires d’État et, le cas échéant, les immatriculations « foreign qualification » pour obtenir l’autorisation d’exercer dans un autre État que celui de constitution.

Quelles obligations locales pour la Holding néerlandaise ?

La BV (Besloten Vennootschap) tient une comptabilité régulière, approuve et dépose ses comptes annuels auprès de la KVK (Kamer van Koophandel, Chambre de commerce) selon la taille, avec formats allégés possibles pour les petites entités. La déclaration à l’impôt sur les sociétés est due à la Belastingdienst (Administration fiscale), avec documentation des prix de transfert si applicable.

L’inscription UBO (Ultimate Beneficial Owner, bénéficiaire effectif ultime) demeure obligatoire, bien que l’accès public ait été restreint à la suite d’un arrêt de la CJUE (Cour de justice de l’Union européenne). Les autorités et entités habilitées conservent l’accès.

Quel calendrier annuel et quelles pénalités clés ?

États-Unis : respecter les échéances IRS pour les formulaires, y compris les extensions, les obligations de retenue à la source (withholding, prélèvement à la source) et les déclarations d’État. Les omissions ou retards liés au dépôt des BOI peuvent entraîner des sanctions civiles et pénales, tandis que des pénalités spécifiques s’appliquent également en cas de manquement concernant le Form 5472 ou les déclarations tardives de partnership ou corporation.

Pays-Bas : la BV doit tenir ses assemblées, approuver et déposer les comptes dans les délais légaux. Les retards exposent à des amendes, à un risque de responsabilité des dirigeants en cas de faillite, et à des notifications de la KVK/Belastingdienst.

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En bref, la conformité repose sur trois piliers : identification correcte de la classification fiscale, déclarations BOI/UBO à jour, comptes et dépôts dans les délais. Mettre en place un calendrier de conformité et une veille documentaire réduit les risques de sanctions et sécurise les contrôles. Évaluons à présent l’impact banque/PSP sur l’opérationnel et la crédibilité B2B.

Quelles sont les bases juridiques de la LLC et de la Holding néerlandaise ?

Les fondements juridiques de chaque structure se basent sur : le statut légal, les règles de capital et les modes de gouvernance et d’administration. L’objectif est de clarifier le cadre légal applicable et de mettre en évidence les marges de manœuvre ainsi que les contraintes propres à chaque véhicule.

Quel statut et quelle responsabilité limitée ?

La LLC est une entité de droit des États, organisée par contrat d’« operating agreement », qui est le pacte de fonctionnement. La responsabilité des membres est en principe limitée à leurs apports. Le droit du Delaware illustre cette primauté contractuelle.

La holding néerlandaise prend typiquement la forme d’une BV (Besloten Vennootschap, société à responsabilité limitée néerlandaise), personne morale régie par le Burgerlijk Wetboek (Code civil) et enregistrée au registre de la KVK (Kamer van Koophandel, Chambre de commerce).

Quel capital minimum et quelles formalités d’entrée ?

La LLC n’impose pas de capital légal minimal. Les apports sont fixés par l’« operating agreement » selon l’État choisi.

La BV a été flexibilisée par la réforme « Flex-BV » : capital minimum a été supprimé et les distributions sont désormais soumises à des tests de solvabilité et de liquidité, avec enregistrement obligatoire au registre KVK

Quelle gouvernance et quels pouvoirs du dirigeant ?

LLC : gouvernance « member-managed » (gestion par les membres) ou « manager-managed » (gérant), modulée par contrat. 

BV : assemblée, conseil de direction (bestuur) et, le cas échéant, conseil de surveillance, sous le contrôle des principes civils néerlandais (raisonnabilité/équité) et de l’intérêt social, avec publicité KVK.

Comment fonctionne la fiscalité entre LLC et Holding néerlandaise ?

Pour mieux comprendre le fonctionnement de la fiscalité de la LLC et Holding néerlandaise, il est important d’examiner la transparence fiscale de la LLC, le régime fiscal néerlandais, ainsi que le traitement des flux financiers tels que les dividendes, intérêts et plus-values.

La LLC est-elle fiscalement transparente aux USA ?

Par défaut, la LLC est « fiscalement transparente » au niveau fédéral : entité ignorée (disregarded entity, entité non distincte) si un seul membre, partnership (société de personnes) si plusieurs, sauf élection à la corporation via le « check-the-box » (Form 8832).

L’imposition réelle dépend de l’ECI (Effectively Connected Income, revenu effectivement lié), des sources de revenus (FDAP) et des traités.

La Holding néerlandaise est-elle imposée localement et où ?

Une BV résidente est en principe imposée à l’impôt sur les sociétés aux Pays-Bas. Le régime de participation-exemption (exonération des revenus de participations) peut neutraliser, sous conditions, les dividendes et plus-values de filiales qualifiées.

Comment sont taxés dividendes, intérêts et plus-values ?

LLC « transparente » : les revenus sont attribués directement aux membres, soumis aux tests ECI/FDAP, avec une documentation appropriée (W-8, application des conventions fiscales).

BV : les dividendes et plus-values peuvent bénéficier de la participation-exemption, sous réserve des limitations et règles anti-abus prévues par le droit interne et issues des directives européennes.

Quelles retenues à la source s’appliquent aux non-résidents ?

États-Unis : régimes de retenue FDAP et distributions de partnership selon la source, le statut et les traités. 

Pays-Bas : retenue sur dividendes et clauses anti-abus ; application des conventions et du Principal Purpose Test

Quelle structure est la plus flexible pour gérer son business ?

Pour déterminer la structure la plus adaptée, il convient d’évaluer la flexibilité contractuelle, en analysant les clauses, les droits des parties, ainsi que les modalités d’entrée et de sortie.

Quel degré de liberté statutaire et contractuel ?

LLC : offre une grande autonomie grâce à l’operating agreement, qui permet de définir la répartition des pouvoirs et des flux de trésorerie, les priorités de liquidation, ainsi que la création de comités internes.

BV néerlandaise : la réforme « Flex-BV » rend les statuts modulables, tout en encadrant les distributions par des tests de solvabilité et de liquidité, avec enregistrement obligatoire au registre KVK.

Comment répartir droits économiques et droits de vote ?

LLC : il est possible de créer différentes classes d’intérêts et de dissocier droits de vote et droits aux bénéfices, modulables par contrat.

BV néerlandaise : les actions peuvent être sans droit de vote ou sans droit aux bénéfices. La séparation entre contrôle et flux financiers peut être organisée via une STAK (Stichting Administratiekantoor, fondation d’administration) conformément au droit néerlandais.

Quelles options d’entrée et de sortie d’associés ?

LLC : l’admission et la cession d’associés sont définies par le contrat, avec des transferts d’intérêts et des clauses d’agrément ou de rachat encadrées par la LLC Act.

BV : les cessions se font par acte notarié et enregistrement, avec possibilité de clauses statutaires d’agrément ou de préemption. Les rachats sont soumis à des tests financiers.

La LLC crée-t-elle un établissement stable aux USA ?

Il convient de distinguer l’ECI et le nexus au niveau des États aux États-Unis, puis la notion d’« établissement stable » telle qu’appliquée aux Pays-Bas et selon les règles de l’OCDE.

Quels faits déclenchent un nexus (employés, stock, bureaux) ?

Au niveau fédéral, l’imposition vise l’ECI lié à une U.S. trade or business (activité exercée aux États-Unis).

Au niveau des États, la Cour suprême a admis le « economic nexus » (seuils de ventes) pour la taxe de vente (South Dakota v. Wayfair).

Comment limiter l’ECI et les taxes d’États ?

Pour réduire le risque d’imposition aux États-Unis et au niveau des États, il est essentiel de mettre en place des mesures organisationnelles et opérationnelles adaptées :

  • Identifier et localiser hors des États-Unis les fonctions, actifs et risques qui ne nécessitent pas d’activité sur le sol américain.
  • Éviter les agents dépendants susceptibles d’engager la LLC.
  • Surveiller les seuils d’« economic nexus » pour chaque État.
  • Contrôler la présence de stocks ou de centres logistiques, susceptibles de créer un rattachement fiscal. 

La Holding néerlandaise crée-t-elle un établissement stable local ?

En droit néerlandais et conventionnel, l’établissement stable (vaste inrichtin, établissement permanent) suppose un lieu d’affaires fixe ou un agent dépendant habilité.

Vous pouvez éviter les erreurs et les pénalités liées à la Sales Tax grâce à UBC. Nous prenons en charge l’analyse de votre exposition, l’enregistrement auprès des autorités fiscales, le suivi des obligations et la préparation de vos déclarations, pour que la gestion fiscale de votre entreprise aux États-Unis soit toujours conforme.

Quelles obligations de conformité faut-il anticiper ?

Les obligations de conformité incluent la cartographie des BOI/UBO, les dépôts auprès de l’IRS, des États et du KVK, ainsi que le suivi des échéances et calendriers associés.

Quels dépôts et formulaires US (IRS/BOI/États) ?

Selon la classification : Form 5472 pour les entités ignorées à propriétaire étranger, Form 1065/K-1 pour les partnerships et Form 1120 pour les corporations.

BOI (informations sur les bénéficiaires effectifs) : en 2025, FinCEN a adopté une règle intérimaire modifiant le périmètre d’assujettissement et les délais. Vous pouvez vous référer à la règle au Federal Register et aux communiqués FinCEN pour l’état courant, notamment les exemptions ou portée domestique, ainsi que les entités étrangères.  

Quelles obligations locales pour la Holding néerlandaise ?

La holding néerlandaise doit assurer :

  • La tenue de la comptabilité et le dépôt des comptes annuels au KVK, selon la taille de l’entreprise.
  • La déclaration à l’impôt sur les sociétés auprès de la Belastingdienst.
  • La documentation en matière de prix de transfert, si applicable.

Concernant l’UBO (Ultimate Beneficial Owner, bénéficiaire effectif ultime), l’enregistrement demeure obligatoire. Depuis l’arrêt du CJUE du 22 novembre 2022, l’accès public aux informations UBO est restreint, mais il est progressivement rouvert aux entités habilitées.

Remarque importante sur la conformité BOI/UBO (2025) : le cadre BOI américain a connu des ajustements en 2025 (application et exemptions partielles pour certaines sociétés domestiques ; obligations subsistantes pour certaines entités étrangères). Vérifiez systématiquement la version la plus récente des règles FinCEN et du Federal Register avant tout dépôt.

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Banque, PSP et crédibilité B2B : qui facilite l’opérationnel ?

Dans cette section, nous expliquerons les modalités d’ouverture de compte, l’accès aux prestataires de services de paiement (PSP, Payment Service Providers), ainsi que les éléments contribuant à renforcer la crédibilité B2B. 

Ouvre-t-on plus vite les comptes et les PSP ?

Côté BV (Besloten Vennootschap), les banques et PSP néerlandais vérifient l’immatriculation au registre du chambre de commerce KVK (Kamer van Koophandel), l’UBO (Ultimate Beneficial Owner, bénéficiaire effectif ultime) ainsi que la finalité des flux. Un compte professionnel n’est pas légalement obligatoire, mais chaque établissement applique sa propre politique KYC (Know Your Customer, connaissance du client) et peut exiger des extraits KVK, pièces d’identité et rapport UBO.

Pour les PSP opérant aux Pays-Bas, la réglementation PSD2 (Payment Services Directive 2, directive sur les services de paiement) s’applique : un prestataire ne peut démarrer qu’après licence ou enregistrement auprès de laBanque centrale des Pays-Bas, le DNB (De Nederlandsche Bank). Cela sécurise l’onboarding marchand et standardise les exigences de conformité.

Le multi-devises et les virements sont-ils fluides ?

Dans l’UE, PSD2 vise un marché des paiements plus intégré et plus sûr, ce qui favorise l’accès aux comptes et améliore l’expérience virement/carte au sein de l’Espace économique européen. Les entreprises BV bénéficient de ce cadre harmonisé pour le SEPA (Single Euro Payments Area, espace unique de paiement en euros) et l’accès aux services innovants.

Les PSP et banques restent soumis aux politiques AML/CFT (Anti-Money Laundering/Countering the Financing of Terrorism, lutte contre le blanchiment/financement du terrorisme). D’ailleurs, l’EBA (European Banking Authority) publie des lignes directrices sur les facteurs de risque, y compris la diligence renforcée envers les bénéficiaires effectifs et les pays à risque, ce qui peut influer sur les délais d’ouverture et les plafonds de paiement.

Quelle perception chez les grands comptes et marketplaces ?

La traçabilité réglementaire est centrale pour convaincre acheteurs et plateformes : entité clairement enregistrée, bénéficiaires effectifs documentés, et prestataires de paiement autorisés DNB sous PSD2. En pratique, les contreparties évaluent la robustesse KYC/AML et la capacité à justifier l’origine des fonds ; côté États-Unis, le cadre CDD Rule (Customer Due Diligence, règle de vigilance client) impose aux institutions financières d’identifier et vérifier les bénéficiaires effectifs lors de l’ouverture de compte, ce qui aligne les attentes documentaires pour une LLC.

Maintenez votre LLC en conformité et accédez à des solutions bancaires fiables grâce à l’accompagnement proposé par UBC. Nous nous occupons des formalités administratives, du suivi des obligations légales et de l’ouverture de comptes bancaires ou solutions de paiement adaptés à votre activité.

En résumé, la BV bénéficie d’un environnement PSD2/DNB mature qui fluidifie l’accès aux PSP et renforce la confiance B2B via registres publics KVK et exigences UBO. La LLC s’insère aisément dans les circuits bancaires soumis à la CDD Rule et à la conformité BSA/AML (Bank Secrecy Act/Anti-Money Laundering, lutte anti-blanchiment). Passons à la prochaine section qui explique comment chiffrer le TCO (Total Cost of Ownership) sur 3 ans pour objectiver le choix.

Combien coûte chaque option sur 3 ans ?

Pour évaluer le TCO (Total Cost of Ownership), ou coût total de possession, sans fournir de montants précis, il est important de détailler les catégories de coûts, leur fréquence et le temps de gestion associé

Quels frais d’incorporation et coûts cachés ?

LLC : au-delà de la création au niveau d’un État, il faut anticiper les conséquences fiscales de la classification (entité ignorée, partnership ou corporation) qui conditionnent les formulaires à déposer et la charge administrative. Par exemple : 

  • Form 5472 pour certaines entités ignorées à propriétaire étranger, 
  • Form 1065 pour les partnerships. 

Ces obligations, bien que “non-tarifaires”, induisent des coûts de préparation et de conformité.

Holding néerlandaise (BV, Besloten Vennootschap) : la création inclut l’enregistrement auprès du KVK (Kamer van Koophandel), suivi de la préparation des comptes annuels et des formalités associées. La réforme « Flex-BV » simplifie l’entrée de nouveaux actionnaires, mais n’exonère pas des dépôts réglementaires ultérieurs relatifs aux comptes annuels ou aux décisions statutaires.

Quels coûts récurrents (agent, États, comptabilité) ?

LLC : selon la classification et l’activité, vous devez prévoir : 

  • les déclarations fiscales (Form 1065 avec Schedules K-1 ou Form 1120 le cas échéant) ;
  • les déclarations d’informations (Form 5472 pour les opérations avec parties liées) ;
  • les rapports et filings d’État (annual/periodic reports).

Ces obligations génèrent des coûts comptables récurrents et demandent du temps pour la collecte et la préparation des documents.

BV néerlandaise nécessite : 

  • le dépôt annuel des comptes à la KVK (délais stricts), 
  • la déclaration à l’impôt sur les sociétés (Belastingdienst), 
  • la documentation du prix de transfert lorsque c’est pertinent, 

Le respect des calendriers et formats (SBR, dépôts en ligne) structure les besoins récurrents en tenue et révision des comptes.

Quel coût d’opportunité en temps et complexité ?

Transparence vs exemption : une LLC transparente reporte la fiscalité au niveau des membres et exige une analyse ECI/FDAP (revenu effectivement lié / revenus fixes et périodiques) avec documentation ad hoc. Une BV holding vise l’exonération des revenus de participations sous conditions, mais requiert substance et dépôts réguliers.

Dans les deux cas, l’évolution des règles de BOI aux États-Unis et des exigences UBO aux Pays-Bas impose une veille continue et des ajustements de processus internes.

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En résumé, sur 3 ans, le TCO est surtout process-driven : choix de classification (LLC), respect des traitements ECI/FDAP (LLC), régularité des dépôts KVK et IS néerlandaise (BV), plus une veille sur les régimes BOI/UBO. L’arbitrage se joue entre souplesse (LLC) et neutralité intragroupe (BV) au prix d’exigences de substance et de gouvernance. Examinons maintenant le choix par profil fiscal et objectifs (résidence, traités, levée de fonds, co-fondateurs).

Quel choix selon mon profil fiscal et mes objectifs ?

Des critères de décision concrets permettent d’orienter le choix de structure en fonction de la résidence fiscale, de l’existence ou non d’un traité avec les États-Unis, de la configuration de l’actionnariat, et de la priorité accordée à la levée de fonds

Résident soumis aux règles CFC : que privilégier ?

Si vous résidez dans un État appliquant des règles CFC (Controlled Foreign Company), une LLC « fiscalement transparente » peut entraîner une imputation directe de revenus dans votre pays de résidence. Une BV néerlandaise peut bénéficier de la deelnemingsvrijstelling, ou l’exonération des revenus de participations, sous conditions, mais reste soumise aux garde-fous ATAD (Anti-Tax Avoidance Directive, directive anti-évasion fiscale). Donc, calidez d’abord l’exposition CFC domestique, puis arbitrez entre transparence (LLC) et exemption (BV).

Sans traité fiscal avec les USA : quel impact ?

En l’absence de traité fiscal avec les États-Unis, les flux US-source FDAP (revenus fixes et périodiques) vers des non-résidents peuvent subir la retenue domestique par défaut, alors qu’un traité peut la réduire ou l’éliminer selon la nature du revenu et la documentation fournie. Alors, vérifiez la présence d’un traité, ses taux et conditions d’éligibilité avant de fixer la structure de détention.

Solo vs co-fondateurs : que change la structure ?

LLC : large liberté contractuelle pour moduler droits économiques ou votes, admissions, clauses de sortie, avec exécution rapide via l’« operating agreement » (pacte de fonctionnement). 

BV : cessions d’actions encadrées (acte notarié, registre), options d’actions sans droit de vote ou sans droit aux bénéfices, et séparation contrôle et cash-flows possible via STAK (Stichting Administratiekantoor, fondation d’administration). Pour un tour fondateur multi-pays, ces paramètres orientent la facilité d’entrée/sortie et la gouvernance.

Priorité levée de fonds : LLC ou Holding néerlandaise ?

Si l’objectif est d’accueillir des investisseurs sectoriels ou institutionnels, deux leviers existent : 

  • LLC avec élection « check-the-box » (Form 8832) pour basculer vers l’imposition corporation si requis par les investisseurs ;
  • BV s’appuyant sur un droit des sociétés codifié et des instruments de gouvernance familiers en Europe (actions à droits différenciés, STAK). 

L’arbitrage dépend aussi des traités applicables aux dividendes/intérêts et du profil d’investisseurs ciblés.

En pratique, résidence fiscale + traités + gouvernance cible déterminent la structure : LLC pour maximiser la souplesse contractuelle (avec option d’élection), BV pour sécuriser une exemption de participation interne à l’UE sous ATAD. Passons à des études de cas chiffrées afin d’objectiver l’impact des flux et des retenues.

Études de cas chiffrées : qui gagne selon le secteur ?

À paramètres réalistes, voyons comment les flux (dividendes, intérêts, redevances, plus-values) interagissent avec la transparence d’une LLC, la participation-exemption d’une BV néerlandaise et les tests ECI (Effectively Connected Income) / établissement stable.

SaaS B2B mondial : LLC ou Holding néerlandaise ?

Un SaaS ( logiciel en tant que service) vendant en UE ou aux USA devra tester : 

  • côté États-Unis, l’existence d’une U.S. trade or business (activité commerciale aux États-Unis) générant de l’ECI ; 
  • côté Pays-Bas, l’éligibilité de la BV à la deelnemingsvrijstelling (exonération des revenus de participations) pour les dividendes/plus-values de filiales. 

La LLC « transparente » reporte l’imposition chez les membres, tandis que la BV néerlandaise vise la neutralité intragroupe si les conditions d’exemption et de substance sont réunies.

Consulting international : où loger la marge nette ?

Pour des prestations rendues dans plusieurs pays, une LLC devra apprécier l’ECI et les retenues FDAP sur paiements US-source (documentation W-8 et traité). Une BV peut centraliser les participations européennes, mais la marge de services reste imposable aux Pays-Bas selon le droit interne, hors application d’un traité pertinent. L’allocation des fonctions, où sont exécutées les missions, conditionne l’ECI et toute notion d’établissement stable.

E-commerce avec stock US/EU : quel risque de nexus ?

Pour une LLC, la présence d’inventaire ou centres logistiques, et les seuils de ventes peuvent créer un economic nexus au niveau des États, indépendamment d’une présence physique, avec obligations locales. La jurisprudence South Dakota v. Wayfair confirme cette interprétation. Une BV détenant des filiales logistiques UE s’analyse au regard de l’établissement stable (Modèle OCDE) et du droit néerlandais.

IP et licences : où situer l’actif et la taxation ?

Les redevances vers des non-résidents peuvent subir des retenues à la source selon le pays payeur et le traité applicable. La LLC transparente laisse la nature du revenu remonter aux membres sous tests ECI/FDAP. La BV applique le droit néerlandais et les conventions, avec limites anti-hybrides (transposition ATAD2 en droit néerlandais). Cartographier où la propriété intellectuelle est gérée ou exploitée reste déterminant.

Crypto/Web3 non-custody : quel cadre minimise le risque ?

Les activités non-custody (sans conservation d’actifs) réduisent certains risques AML/CFT (Anti-Money Laundering/Countering the Financing of Terrorism) mais n’échappent pas aux tests ECI ou établissement stable, ni aux exigences BOI ou UBO. Les évolutions récentes du FinCEN (réseau de répression des crimes financiers) sur le BOI et la surveillance des flux exigent une veille active. La BV reste soumise aux règles néerlandaises (KVK/Belastingdienst) et au cadre OCDE pour l’établissement stable.

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Article LLC vs Holding néerlandaise - Une équipe qui célèbre une réussite

Pour résumer, en SaaS, la LLC maximise la souplesse (élection possible) et la BV la neutralité sur dividendes ou plus-values si substance. En services, la localisation de l’exécution prime. En e-commerce, la logistique déclenche le nexus. En IP, les traits retenues/traités dominent et en Web3, la conformité BOI/UBO et la traçabilité priment. Poursuivons maintenant avec les alternatives proches pour élargir le champ des options.

Quelles alternatives proches considérer sans se disperser ?

Des alternatives voisines méritent d’être évaluées avant de trancher : l’élection d’une LLC en C-Corp, les optimisations fiscales accessibles à une BV, ou encore l’impact d’uneholding interposée sur les retenues à la source au regard des règles anti-abus.

Cette analyse vise à élargir la perspective tout en préservant une approche neutre.

Quand élire la LLC en C-Corp est-il optimal ?

Une LLC peut opter pour l’imposition en corporation grâce à l’élection dite « check-the-box » via le Form 8832. Cette option  permet d’aligner la structure sur les attentes d’investisseurs ou d’éviter des remontées directes de revenus chez des membres soumis à des règles CFC (Controlled Foreign Company). Sur le plan juridique, l’option découle des Treasury Regulations §301.7701-3 (classification des entités). L’IRS (Internal Revenue Service) précise le dispositif et les modalités de dépôt dans la notice « About Form 8832 ».

La Holding néerlandaise a-t-elle des options fiscales utiles ?

Côté BV, plusieurs mécanismes structurels existent en droit néerlandais :

  • la deelnemingsvrijstelling (participation-exemption, exonération des revenus de participations) qui neutralise, sous conditions, les dividendes et plus-values de filiales qualifiées ;
  • la fiscale eenheid (intégration fiscale, périmètre d’imposition de groupe) permettant l’imputation croisée de résultats entre mère et filiales néerlandaises ;
  • d’autres régimes encadrés par la loi (par ex. dispositifs liés à l’innovation) selon la doctrine administrative.

Ces options s’adossent au Burgerlijk Wetboek (Code civil, Livre 2) et à la doctrine de l’Administration fiscale néerlandaise.

Une holding au-dessus change-t-elle les retenues à la source ?

L’interposition d’une holding pour bénéficier d’un traité ou d’une exonération locale est désormais testée par des normes anti-abus : au niveau des traités, le PPT (Principal Purpose Test, test de l’objectif principal) a été généralisé via l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et l’instrument multilatéral BEPS (Base Erosion and Profit Shifting, érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices). 

Au niveau de l’Union européenne, les directives ATAD (directive anti-évasion fiscale) I/II encadrent les montages hybrides. Les Pays-Bas appliquent, en outre, des règles anti-abus en matière de dividendbelasting (impôt néerlandais sur les dividendes). Conclusion pratique : une simple « coquille » sans substance risque l’exclusion des avantages.

En synthèse, l’élection C-Corp (LLC) est un levier de design fiscal et d’alignement investisseur sous régime américain ; la BV holding dispose d’outils domestiques (participation-exemption, intégration fiscale) utiles à la neutralité intragroupe ; l’interposition d’entités doit respecter PPT/ATAD et la doctrine anti-abus néerlandaise pour préserver les avantages. 

Tableau récapitulatif

CritèreLLC (États-Unis)Holding néerlandaise (BV)Impact/Notes clés
Nature juridiqueContrat d’« operating agreement » (pacte de fonctionnement) sous droit d’un ÉtatPersonne morale de droit néerlandais (BW2)Cadre plus contractuel (LLC) vs codifié (BV)
ResponsabilitéLimitée aux apports (exceptions : fraude, confusion)Limitée aux apportsProtection comparable
Capital minimumAucun requis par la loi d’ÉtatSupprimé (réforme Flex-BV)Entrée facilitée dans les deux cas
GouvernanceMember-managed ou manager-managed, très modulableBestuur/AG, éventuellement conseil de surveillance ; garde-fous civilsLLC hyper flexible ; BV encadrée + notariat
Classification fiscaleTransparente par défaut (disregarded/partnership) ; option corporation via Form 8832IS néerlandaise ; participation-exemption possibleChoix « transparence vs exemption »
ECI / Nexus / Établissement stableECI et nexus d’État (incl. economic nexus) déclenchent l’impositionÉtablissement stable selon droit NL/OCDETests factuels déterminants
Flux : dividendes/plus-valuesRemontent chez les membres (LLC transparente) ; selon traitésParticipation-exemption si conditionsNeutralité BV intragroupe si substance
Flux : intérêts/royaltiesFDAP/ECI + retenues éventuellesDroit interne + conventions ; anti-hybridesCartographier source & traités
Retenues à la sourceIRC §§1441-1446 (W-8, traités)Dividendbelasting + traités ; PPT anti-abusDocumentation et éligibilité au traité clés
Anti-abus & substanceDocumentation bénéficiaires, réalité opérationnelleSubstance locale (direction, bureaux, administrateurs)Sans substance, avantages menacés
Bénéficiaires effectifsBOI (Beneficial Ownership Information) FinCEN (sociétés déclarantes)UBO-register (accès restreint, autorités habilitées)Alignement KYC/AML requis
Dépôts & calendriersIRS (1065/1120/5472…), rapports annuels ÉtatsDépôt comptes KVK, IS NL, TP si applicableRespect strict des échéances
Banking & PSPCDD Rule/BSA-AML pour ouverture comptesPSD2 ; licences/enregistrements DNB pour PSPPreuve KYC & traçabilité renforcent crédibilité
TCO (3 ans) – logiqueCoûts tirés par classification + filings multi-niveauxCoûts tirés par dépôts KVK/IS + substanceTCO dépend des flux et de la veille conformité
Levée de fondsOption C-Corp (Form 8832) possible si exigéeOutils européens (actions à droits différenciés, STAK)Choix guidé par investisseurs ciblés
Profils qui favorisentSouplesse contractuelle, multi-membres, pivot d’option fiscaleHolding de participations UE, dividendes/plus-valuesDécision = résidence, traités, flux
Points de vigilanceECI/nexus, retenues, BOI, filings d’ÉtatSubstance, anti-abus (PPT/ATAD), UBO, délais KVKCartographie des risques avant structuration

Conclusion

Pour conclure, la LLC privilégie la souplesse contractuelle et la transparence fiscale par défaut, avec l’option d’une élection C-Corp lorsque l’accueil d’investisseurs ou la planification l’exige. La Holding néerlandaise (BV) vise la neutralité intragroupe (dividendes/plus-values) sous conditions de substance, d’anti-abus et de gouvernance codifiée. Le bon choix repose sur quatre axes factuels : résidence fiscale des fondateurs, nature et localisation des flux, nexus/ECI et établissement stable, et traités applicables. Dès lors, la matrice de décision doit confronter vos objectifs à vos contraintes de conformité (BOI/UBO, dépôts IRS/KVK) et à votre organisation opérationnelle.

La structuration internationale croise droit des sociétés, fiscalité transfrontalière et conformité, avec des mises à jour fréquentes. Un cabinet spécialisé sécurise vos hypothèses (substance, flux, calendriers) et accélère l’exécution en coordonnant les volets juridiques, fiscaux et opérationnels.

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FAQ 

Une LLC protège-t-elle vraiment de l’impôt fédéral américain ?

Pas systématiquement. Une LLC est fiscalement transparente par défaut au niveau fédéral, mais l’imposition dépend de plusieurs facteurs : la présence d’un nexus ou d’activités aux États-Unis, la nature des revenus (passifs FDAP ou ECI), et le statut fiscal des associés. Elle peut toutefois opter pour l’imposition au niveau de l’entité via le Form 8832 pour isoler les bénéfices au niveau de la société.  

Une Holding néerlandaise élimine-t-elle toute retenue à la source ?

Non. Une BV (Besloten Vennootschap, société à responsabilité limitée néerlandaise) peut bénéficier de la “deelnemingsvrijstelling” (exonération des revenus de participations) pour les dividendes et plus-values de filiales qualifiées, mais la “dividendbelasting” (impôt NL sur dividendes) et les traités s’appliquent, sous PPT (Principal Purpose Test, test de l’objectif principal) et exigences de substance. 

Puis-je détenir mes filiales européennes via une LLC sans double imposition ?

Possible, mais à cadrer : une LLC transparente n’accède pas toujours aux traités au niveau entité ; l’accès dépend souvent de la résidence des membres. Selon les investisseurs et flux, une élection « check-the-box » (Form 8832) pour imposer la LLC en corporation (société soumise à l’impôt sur les sociétés) peut sécuriser l’accès aux traités.

Quelle structure facilite le plus une levée de fonds ?

La LLC est très modulable et peut être élue en C-Corp (société soumise à l’IS) si c’est le standard des investisseurs. La BV offre des outils européens (actions à droits différenciés, STAK, Stichting Administratiekantoor, fondation d’administration) et une gouvernance codifiée. Le choix dépend du profil d’investisseurs et des traités visés. 

Quelles obligations BOI/UBO s’appliquent aux deux options ?

Aux États-Unis, le dépôt BOI, concernant les informations sur les bénéficiaires effectifs, auprès du FinCEN (Financial Crimes Enforcement Network) pour les « reporting companies » est impératif, avec mises à jour en cas de changement. Au Pays-Bas, il y a l’inscription UBO (Ultimate Beneficial Owner, bénéficiaire effectif ultime) auprès de la KVK (Kamer van Koophandel, Chambre de commerce). L’accès public a été restreint depuis un arrêt de la CJUE (Cour de justice de l’Union européenne), mais les autorités y accèdent. 

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